Pervers narcissique : le génie des origines (1/2)

Dire que la notion de pervers narcissique est galvaudée dans les médias grands publics est un lieu commun pour ceux qui se sont donnés la peine d’étudier la théorie et la pensée de son découvreur. Le problème réside dans le fait que ce ne sont pas ces derniers qui sont interrogés par les magazines « people » traitant de ce sujet. Il en résulte que ce terme est désormais utilisé comme une insulte chez de nombreuses personnes qui l’emploient tant et si bien que la théorie dont il est issu en perd sa valeur et son intérêt. Tout se passe en fait comme si l’expression gagnait en quantité et en popularité ce que la théorie perdait en qualité. Ce qui est fort regrettable, car elle nous apporte une compréhension sur les dérives de notre société actuelle que nous n’avions pas jusqu’alors. Elle s’avère donc bien plus utile pour l’analyse des problématiques sociétales qu’elle peut l’être pour des couples ou des patrons supposés « pervers », mais cela nous ne le saurons jamais si nous ne dépassons pas le stade de son interprétation actuelle. Un retour aux bases s’impose donc.

Après avoir situé le contexte historique qui préludait à la découverte de la perversion narcissique en brossant à grands traits quelques généralités (« Pervers narcissique : plongée au cœur des origines d’un concept en vogue » et « Idiosyncrasie du pervers narcissique : définitions ! »), et précisé la place de l’Œdipe au regard de l’inceste (« L’inceste, l’œdipe et la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier »), quelques rappels, omis des articles de vulgarisation courants, sont donc de mise.

En aparté, précisons que P.-C. Racamier a patiemment construit ses théories et sa clinique d’après de fines observations et une expérience pratique durement acquise auprès d’une institution, un hôpital de jour[1], qu’il a lui-même fondée avec la seule aide des familles de psychotiques qui souhaitaient voir leur situation s’améliorer. C’est dire à quel point ses acquis mettent en pratique la citation de Pierre Destouches : « La critique est aisée, mais l’art est difficile », car à lire l’essentiel des écrits de certains « érudits » qui s’opposent à ce concept, après vérification de leur C.V., il n’en est aucun qui ait passé leur vie à s’interroger sur la façon de soulager la souffrance des psychotiques comme a si bien su le faire P.-C. Racamier. La plupart, qu’ils soient psychothérapeutes ou non, exercent en libéral. C’est-à-dire que hormis leur stage en institution, lorsque celui-ci est obligatoire pour l’obtention de leur examen final, aucun n’a approché de près un schizophrène pendant suffisamment longtemps pour en comprendre le fonctionnement mental. À l’opposé, de nombreux psychiatres de formation psychanalytique exerçant en institution trouvent la théorie de la perversion narcissique particulièrement perspicace pour leur pratique. Il semblerait qu’une scission se soit opérée entre, d’une part, un certain savoir académique dispensé par des professeurs d’Université qui ne connaissent les maladies mentales que par les livres – les principaux opposant à la théorie de la perversion narcissique –, et d’autre part, les psychiatres/psychanalystes confrontés aux réalités du terrain et de la criminalité qui considèrent P.-C. Racamier comme l’un des deux plus grands chercheurs français, avec Claude Balier, ayant fait avancer notre compréhension de la perversité et du crime. C’est ainsi que Daniel Zagury, « l’expert des “génies du mal” », peut écrire que « les “pervers de divan” ne sont pas les “pervers de prison”[2] » et d’insister sur le fait qu’« il ne faut pas faire la confusion entre la remarquable description clinique de la perversion narcissique par Racamier, qui rend compte au mieux de certains tableaux, avec la mode qui consiste aujourd’hui à l’invoquer de façon extraordinairement extensive et abusive[3] ».

Avec Daniel Zagury, il conviendrait donc de « distinguer farouchement l’avancée clinique géniale instaurée par Paul-Claude Racamier de cette mode médiatique qui sombre dans le ridicule par son extension abusive et sa caricature[4] ». C’est ce que nous allons faire ici en revenant aux sources de la perversion narcissique[5] :

« L’origine de la perversion narcissique se trouve dans l’universelle mégalomanie infantile et primitive. Autant le concept que ce qu’il connote de réalité clinique se situe donc dans le fil – que nous connaissons bien – de la séduction narcissique. Une séduction narcissique perpétuée mais souffrante débouche sur la psychose. Une séduction narcissique alliée à l’auto-érotisme (et à quelques pulsions partielles) débouchera sur la perversion narcissique. Comme on l’a montré chez l’imposteur et l’escroc (Greenacre et Chasseguet-Smirgel), se trouve prévalente et permanente chez le pervers narcissique l’illusion active de remplacer vraiment et impunément auprès de la mère le père, qui est évincé en pensée et en fait. À l’éviction du père, à l’évitement de l’Œdipe, au démantèlement du surmoi, la séduction narcissique ajoute en prime majeure la tentative d’immunité conflictuelle[6]. »

L’immunité conflictuelle étant l’une des principales visées de la perversion narcissique (cf. note5) sur laquelle nous reviendrons dans cet article, il nous faut préalablement définir le concept de séduction narcissique selon la représentation qu’en avait Paul-Claude Racamier.

Comme toutes les notions développées par cet auteur, celle de séduction narcissique n’échappe pas à la règle d’une longue et lente maturation. Elle apparait dans ses écrits en 1975 à la suite d’une conférence donnée à la Société psychanalytique de Paris et fut travaillée, remaniée et précisée dans ses ouvrages parus en 1978/1980, 1989, 1992 et 1995.

En 1978/1980, Racamier écrit : « Entre le bébé et sa mère, dans cette phase improprement appelée symbiotique, s’instaure une fascination mutuelle. Cette fascination narcissique primaire vise à préserver un monde à l’abri des excitations internes et externes, étale, stationnaire et indéfini. (Peut-on dire ici que N = N, Narcisse = Nirvana ?) Cet ordre narcissique étale est troublé par les absences de la mère et plus encore par l’impact du monde extérieur, par les forces de croissance de l’enfant, et surtout par les pulsions et les désirs : désirs de l’enfant, désirs de la mère pour l’enfant et désirs de la mère pour le père. Les processus précoces d’identification projective transforment la relation narcissique primaire sous l’influence et au bénéfice des pulsions, de leurs dérivés et de leurs représentations. Mais supposons une mère hostile à ses propres désirs ; toujours attachée à la sienne ; empêtrée dans son Œdipe ; ayant en horreur les désirs libidinaux que l’enfant manifeste, qu’il inspire, et qu’il représente ; et toujours enfin menacée de dépression : il faudra que son enfant la complète ou plus exactement qu’il demeure partie intégrante d’elle-même, au titre d’un organe vital. Cette mère entend donc réinclure l’enfant en elle-même une fois pour toutes : cet enfant narcissiquement séduit doit être comme s’il n’était pas né. Il ne faut pas qu’il opère cette seconde naissance qu’est la naissance psychique ; il ne faut pas qu’il croisse ; qu’il pense ; qu’il désire ; qu’il rêve. Il restera pour la mère son rêve incarné : un fétiche vivant. Mais peut-il encore avoir des rêves, celui qui est un rêve ? Pas plus que de rêver, il ne devra penser : la séduction narcissique ne tolère ni le désir ni la pensée, qui sont preuves d’insurrection. »

Cette présentation sommaire peut sembler partiale, mais Racamier s’en défend : « Pour lui [l’enfant], bien évidemment, la séduction narcissique n’a pas de moindres charmes, qui lui promet de faire avec la mère un Tout omnipotent ; de ne la perdre jamais ; de lutter souverainement contre l’excitation pulsionnelle ; et de radier d’un coup le père et la castration. Aussi bien ne peut-on pas décréter qui commence à séduire qui – ce qui peut rendre indécidable toute question relative aux origines de la psychose […]. Elle restera d’ailleurs la loi de la relation de séduction narcissique : c’est une relation inversible, les êtres y sont interchangeables, chacun y prenant indifféremment, la place de l’autre : la séduction narcissique abolit l’altérité.[7] »

Sans cette précaution d’usage, nous pourrions déduire de ces courts extraits que la séduction narcissique est le « mal » incarné et que la mère, en tant que « séductrice », est la « cause » de ce mal. Cette dernière interprétation correspond bien à la vision naïve que s’en font les doctrinaires dont l’idéologie n’a rien à envier à certains dogmes religieux, mais ce serait là commettre une énorme erreur et méconnaître la pensée de Paul-Claude Racamier, lui qui a placé son ouvrage principal, Le génie des origines, « sous la bienveillante autorité de Janus », le dieu romain des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes qui portait son regard dans deux directions opposées.

En effet, la séduction narcissique est à double versant, l’un conduit aux désordres psychiques observés en psychopathologie et laisse le champ libre à la destructivité ; l’autre ouvre la voie de la vie psychique et de la créativité. C’est dire l’importance d’une séduction narcissique « suffisamment modérée ». Dans cette perspective elle exerce une triple fonction : « elle tempère l’afflux des excitations ; elle modère l’afflux libidinal ; elle fonde un Je durable. Pour le dire en un seul mot : elle est vitale.[8] » Mais elle peut également s’avérer « mortelle » en certains cas comme nous venons de l’évoquer, car « tout se passe comme si la mère devait deux fois donner naissance à son enfant : si par l’accouchement, elle donne naissance à une masse de chair, c’est par un long accouchement de plusieurs mois qu’elle en fait surgir un individu : comme s’il fallait que les débuts de la vie extra-utérine forment le prolongement d’une vie intra-utérine interrompue trop tôt[9]. »

Il y aurait encore beaucoup à dire sur cette notion essentielle dans la théorie de la perversion narcissique et la genèse de certains « troubles psychiques », mais il me faut maintenant évoquer un autre concept clef essentiel à la compréhension de cette théorie : c’est celui de deuil originaire. Souvenons-nous que la perversion narcissique, nous le ne répéterons jamais assez, « définit une organisation durable ou transitoire caractérisée par le besoin, la capacité et le plaisir de se mettre à l’abri des conflits internes et en particulier du deuil, en se faisant valoir au détriment d’un objet manipulé comme un ustensile et un faire-valoir » (cf. note5, c’est moi qui souligne).

Nous retrouvons là notre problématique de l’immunité conflictuelle laissée en suspens au début de cet article. Elle est centrale dans la perversion narcissique. Qu’est-ce qui pousse donc un individu à rechercher cette immunité conflictuelle ?

Racamier répond sans ambiguïté à cette question : c’est l’échec ou les difficultés éprouvées face au deuil originaire.

Ce « prototype » de deuil désigne « le processus psychique fondamental par lequel le moi, dès ses prémisses, avant même son émergence et jusqu’à la mort, renonce à la possession totale de l’objet, fait son deuil d’un unisson narcissique absolu et d’une constance de l’être indéfinie, et par ce deuil même, qui fonde ses origines, opère la découverte ou l’invention de l’objet, et par conséquent de soi, grâce à l’intériorisation. Le moi établit donc ses origines en reconnaissant qu’il n’est pas le maître absolu de ses origines. Il se découvre en se perdant tel est le paradoxe identitaire*.[10] »

On comprend donc l’importance de cette étape dans l’évolution de l’enfant, car « la traversée du deuil originaire est la condition nécessaire de toute croissance possible[11]. »

Quant à l’articulation entre le deuil originaire et la séduction narcissique, elle s’explique ainsi : « Le deuil originaire est donc l’épreuve première – et prolongée – par laquelle passe le moi pour découvrir l’objet ; en vertu d’un paradoxe fondateur, celui-ci est perdu avant que trouvé ; de même le Je ne se trouve qu’en acceptant de se perdre. Propulsé, entre autres poussées, par celle de la croissance, et à l’encontre de l’attraction centrifuge de la séduction narcissique, le deuil originaire ouvre au moi les capacités qui lui sont originellement promises, en particulier celle de faire des deuils ; la traversée du deuil originaire est en effet une des conditions majeures de la faisabilité de tout endeuillement[12]. » Autrement dit, le deuil originaire s’oppose à la séduction narcissique et vise l’autonomie du sujet.

Cette notion est capitale chez Racamier. C’est la raison pour laquelle elle occupe les trois premiers chapitres de son ouvrage Le génie des origines, car aucune des avancées géniales de cet auteur ne saurait être comprise sans elle, comme il le précise lui-même : « Tout ce que nous étudions au cours de cet ouvrage sur les patients et leur entourage qui ne supportent pas de croître et de laisser croître ; qui haïssent l’autonomie des autres, et la leur ; qui sont incapables de supporter aucun deuil ; qui se figent et qui pétrifient tout à leur entour ; qui sont prêts à payer n’importe quel prix, n’importe quel sacrifice, n’importe quelle privation de psyché ou de vie psychique, pour éviter les travaux de la croissance et du deuil ; toute cette immense géhenne de souffrance pathologique (car il nous faut absolument distinguer cette souffrance pathologique de la souffrance en quelque sorte normale grâce à laquelle la vie de la psyché perdure et s’accroît) nous montrera que, sans deuil toléré et accompli, il n’est pas d’autonomie ni d’épanouissement pour le sujet, voire pour son entourage et même pour sa descendance[13]. » Ces dernières considérations nous laissent entrevoir l’aspect groupal et sociétal de la perversion narcissique, car c’est bien de deuil expulsé dont il est question la plupart du temps dans les décisions de nos dirigeants politiques. Ce travail reste à faire, mais certains auteurs – rares –, sur lesquels nous reviendrons probablement, ont déjà ouvert la voie.

Cette présentation sommaire ne saurait dispenser le lecteur soucieux de mieux connaître la théorie de la perversion narcissique de lire le livre de P.-C. Racamier dans lequel il traite ces sujets (deuil originaire, séduction narcissique, perversion narcissique, etc.). Il s’apercevra alors à quel point cette expression est aujourd’hui pervertie par la presse grand public qui s’est emparée de ce sujet qu’elle utilise comme un « marronnier » sans véritable souci d’exactitude.

Comment donc reconnaître une perversion narcissique ? S’interrogent certains. C’est bien simple : chercher le deuil refusé et vous trouverez le moyen de vous débarrasser de cette relation toxique.

À suivre…

Philippe Vergnes

N.B. :

Le titre de cet article fait directement référence à l’œuvre majeure de Paul-Claude Racamier dont la lecture, à défaut de connaître le parcours de ce chercheur, est indissociable d’une critique pertinente et rationnelle de cette théorie. C’est avec grand regret et un profond sentiment de désolation que j’observe au fil de mes lectures l’incapacité des opposants à ce concept à se livrer à cet exercice. Cette attitude témoigne, à tout le moins, d’une profonde absence de réflexion et d’esprit critique dont la notion même est également galvaudée puisque la forme péjorative du terme « critique » est le plus souvent admise alors que celle-ci n’est qu’insulte ou censure. Encore un moyen d’« euphémiser » les manœuvres perverses de disqualifications nihilistes. C’est ainsi que par une perversion du langage et une banalisation de son pouvoir toxique, nous glissons peu à peu vers une nouvelle dictature.


[1] Cf. la Velotte à Besançon, l’un des tout premiers hôpitaux de jour fondé en 1967 et fonctionnant de façon particulièrement « humaine » et bienveillante.

[2] Zagury, Daniel (2013), « Perversion-perversité : une recomposition à partir de la clinique médico-légale », in Roland Coutanceau & Joanna Smith (sous la direction de), Troubles de la personnalité – Ni psychotiques, ni névrotiques, ni pervers, ni normaux…, Paris : Dunod, 552 p., p. 51.

[3] Ibid., p. 55.

[4] Ibid., p. 55.

[5] Je rappelle à cet effet la définition de la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier : « Définit une organisation durable ou transitoire caractérisée par le besoin, la capacité et le plaisir de se mettre à l’abri des conflits internes et en particulier du deuil, en se faisant valoir au détriment d’un objet manipulé comme un ustensile et un faire-valoir » Racamier, Paul-Claude (1993), Cortège conceptuel, Paris : Apsygée, 124 p, p. 59.

[6] Racamier, Paul-Claude (1992), Le génie des origines : psychanalyse et psychose, Paris : Payot, 420 p., p. 287.

[7] Racamier, Paul-Claude (1980), Les schizophrènes, Paris : Payot, collection PBP, 240 p., p.

[8] Racamier, Paul-Claude (1992), op. cit., p. 190.

[9] Racamier, Paul-Claude (1953), « Étude clinique des frustrations précoces », in Revue Française de psychanalyse, tome XVII, n° 1-2 janvier-juin, pp 328-350.

[10] Racamier, Paul-Claude (1993), Cortège conceptuel, Paris : Apsygée, 124 p., p. 33-34.

« * Le paradoxe identitaire désigne et qualifie le paradoxe fondamental par lequel le sujet se découvre en se perdant et qui, par le deuil originaire, est l’instaurateur essentiel du Je. » (Racamier, 1993, p. 45)

[11] Racamier, Paul-Claude (1992), op. cit., p. 35.

[12] Ibid., p. 117.

[13] Ibid., p. 35.

Publicités

13 commentaires

  1. Je plussoie totalement à ceci. J’écris beaucopu sur Agora.Vox et ne vais pas me répéter,…Mélusine7. J’avance à grand pas danas ma pstchanalyse du Monde. Nulle mégalomanie (j’a&i assez souffert et vécu de nombreux deuils de mon omnipotences, pour pouvoir me le permettre. Pas d’évolution sans souffrance. Associer aussi à Mélanie Klein et la phse dépressive. Merci Maman, de m’avoir « abandonnée à quatre ans à La Bourboule pour mes problèmes (d’allergie). Je vois tom merveilleux visage dans l’encadrement de la fenêtre: La

  2. Suite: La Madone. Mais j’avais, que j’étais aussi heureuse de me trouvée soudain avec SEPT garçons (comme blanche-Neige et les sept nains,…). Le lendemain , six sont paris et je me retrouvais avec le fils de la maison qui s’appelait comme moi: Michel (Jeux interdits, il fut mon premier amour-mon double)???). J’ai rerontre sept Michel dans ma vie (bon! je n’ai rien d’une nomme, mais plutôt coquefredouille, malicieuse que Don-juanne Lire robert Merle). Je n’ai jamais jeté aucun homme. Mes ruptures furent toujours douces, laissant le parfum d’un souvenir. Laisant toulours la porte ouverte pour un retour (ils me visitent la Nuit et m’envoyent des messages: à vous mes aimés,…). au moment de nous quitter avec fracac, douceur, faux ou vrais rendez-raté, je savais avoir dit au moment de notre rencontre: je mets un cercle autour de toi et si un jour le destin nous épare, rassure-toi, je suis toujours là). Le plus grand rêve surréalite: Mélusine ou la Robe de Saphir (mon pseude est Lesaphir: anagramme du nom de mon père que je porte au doigt). Franz Hellenz. Je rêve que comme « Zazie dans le métro », le livre soit monté au cinéma.https://www.decitre.fr/livres/melusine-9782804018276.html.Sous une nuit étoilée, en plein Sahara, surgit soudain une cathédrale en pierres translucides dont le narrateur entreprend l’ascension en compagnie… > Lire la suite

  3. J’ai compris 30 ans après la mort de g
    Guy Fridlingstein psychanalyste forgeron, pourquoi, il ne m’avait pas offert cette fameuse robe après avoir tapé son livre (toujours dans mes caisses); Sur ma route j’ai rencontré un autre Guy, pataphysicien (Queneau),…qui m’a mise sur la route. Merci à vous tous,…

  4. ah, je viens de recevoir : « Le nom de l’arbrte » d’Hubert Nysse. A ma mère adorée qui avait le même regard que Simone sognoret, ceux d’une louve, d’une chatte. et vous banderez vos yeux jaloux. Je comprends que mon père ait sombré.La mer en vous comme un cadeau
    Et dans vos vagues enveloppée
    Tandis que de vos doigts glacés
    Vous m’inventez sur un seul mot
    O ma frégate des hauts-fonds
    Petite frangine du mal
    Remettez-vous de la passion
    Venez que je vous fasse mal
    Je vous dirai des mots d’amour
    Des mots de rien de tous les jours
    Les mots du pire et du meilleur
    Et puis des mots venus d’ailleurs
    Je vous dirai que je t’aimais
    Tu me diras que vous m’aimez
    Vous me ferez ce que tu peux
    Je vous dirai ce que tu veux
    Je vous dirai ce que tu veux
    Je vous aime d’amour
    Si t’ as seize ans et des poussières
    A nous deux ça fait des années
    Que je prépare ma galère
    A te ramer à t’affoler
    Voilà que tu cherches ton bien
    Dans les vitrines de ma nuit
    Achète-moi je ne vaux rien
    Puisque l’amour n’a pas de prix
    Comme une louve sous son loup
    Quand je vous ferai des petits
    Vous banderez vos yeux jaloux
    Avec un loup de satin gris
    Tout comme est gris le jour qui va
    Petite soeur écoutez-moi
    Comme un bateau entre mes doigts
    Vous coulerez je vous le dois
    Vous coulerez je vous le dois
    Je vous aime d’amour
    Si la mort avait ton regard
    Je meurs ce soir sans regarder
    Et te demanderai ma part
    Au bord du vide et des baisers
    L’amour ça ne meurt que la nuit
    Alors habille-toi en moi
    Avec un peu de rouge aussi
    J’aurai ta mort entre mes bras
    Lorsque vous me mettrez en croix
    Dans votre forêt bien apprise
    Et que je boirai tout en bas
    La sève tant et tant promise
    Je vous engouffrerai de sang
    Pendant que vous serez charmée
    Et je vous donnerai l’enfant
    Que vous n’avez jamais été
    Que vous n’avez jamais été
    Je vous aime d’amour

  5. ah, je viens de recevoir : « Le nom de l’arbre » d’Hubert Nyssen. A ma mère adorée qui avait le même regard que Simone signoret, ceux d’une louve, d’une chatte. et vous banderez vos yeux jaloux. Je comprends que mon père ait sombré.

  6. Et je vous donnerai l’enfant
    Que vous n’avez jamais été
    Que vous n’avez jamais été
    Je vous aime d’amour. conçue le jour de la naissance’ de François fillon. Ma mère de nom de famille s’appelait François (nom souvent donné aux orphelins durant la révolution française). Etrange car les François était d’origine Allemande et mon Grand-Oncle (Gaston François bi et ami de Cocteau) est né dans une famille de forgerons qui ne parlait que le patois flamand. Quel est est ce miracle qu’il devint le Roi des mots croisés et qu’il fut Chapelier à la cours de Suède, chose encore plus étrangee. Acte Sud fut propulsé grace à la fameuse série de stieg Larsson. et si on cherche un peu. Des métallurgistes ou ouvriers du métal originaire de wallonie ont émigré en Suède à une certaine époque. Plus étrange encore: Cela me ramène à Franz Weyergans dont le père a écrit sur la Forge,..Le polar qui parle de l’immigration de forgerons wallons vers la Suède est aussi chez Acte Sud; j’en ai assez dit. olivier rencontre Isabelle Nyssen;

  7. A propose de Macron et Janus, né un 21 décembre (qui est le date supposée de la naissance de Janus, celui qui ouvre et ferme les portes). Pour arriver au Pouvoir, il s’est directement inspiré: DES DEUX CORPS DU ROI. L »homme est double. HOHENSTAUFFEN.

  8. Bonjour

    Je plusssoie cela :

    « Dire que la notion de pervers narcissique est galvaudée dans les médias grands publics est un lieu commun pour tous ceux qui ont étudié la théorie et la pensée de son découvreur.  »

    Et c’est regrettable. Il s’agit mieux de comprendre ce qui ne va pas, que de poser des étiquettes à la sauvage. ‘C’est pas moi, c’est l’Autre’. Et ne pas oublier qu’il peut s’agir aussi de femmes. Ou d’un système « pervers ».

    « La plupart, qu’ils soient psychothérapeutes ou non, exercent en libéral. C’est-à-dire que hormis leur stage en institution, lorsque celui-ci est obligatoire pour l’obtention de leur examen final, aucun n’a approché de près un schizophrène pendant suffisamment longtemps pour en comprendre le fonctionnement mental. À l’opposé, de nombreux psychiatres de formation psychanalytique exerçant en institution trouvent la théorie de la perversion narcissique particulièrement perspicace pour leur pratique. »

    Il faut connaitre la psychose de très près, pour approcher le domaine de la perversion dans toute sa finesse (hopital, voire prison). Je fais donc plus généralement confiance aux psychiatres pour l’approche diagnostique.

    A grande échelle….
    Cela voudrait il dire ?

    Mettons à l’échelle d’un pays….
    Comment l’aborder ?

    Comment l’aborder ? Comme une famille dysfonctionnelle ?
    C’est à dire ?

  9. Je pense qu’on ne peut pas aborder -à fond- la perversion narcissique- d’un point de vue psychanalytique…

    Et s’interroger sur le comment cela fonctionne si bien sur l’autre personne ? Sur un groupe, etc…
    Tout en sortant de la psychanalyse pour le coup de la personne, et du groupe cible en question….

    On doit explorer -soi même- ses propres failles d’un point de vue analytique, qui donnent prise à la manipulation perverse.

    Voilà pourquoi je parlais de l’importance d’exploration des failles en psychanalyse.

    C’est le travail de ceux qui ont été victimes,complices, aveugles, et qui ne veulent plus le devenir.

  10. Il y a plusieurs façon de détecter la perversion. Origine et causes. Evidemment.
    Mais ce n’est pas si simple…

    Quand vous êtes en face de la perversion -aboutie-, vous êtes face à un énorme sac de noeud.
    Un savant brouillard.

    Que faire ?
    Analyse des contre attitudes, mécanismes de défense, et contre -transfert ….

  11. Faire alliance avec la paranoia (tout pres de vous) pour dénoncer, la perversion…vaguement là bas tout au loin.

    Ben vous savez quoi ?

    C’est pervers.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.