Le plus grand secret du pervers narcissique : la jouissance vengeresse – 2ème partie « la vengeance »

À outrage secret, vengeance secrète. (Pedro Calderón de la Barca, 1642)

La vengeance est un aveu de douleur, c’est le triste plaisir d’un petit esprit et d’une âme malade. Il y a grandeur et noblesse à imiter ce fier lion qui écoute sans nul souci les aboiements d’une meute de petits chiens. » (Ambroise Rendu, 1834)

Une saine vengeance : avoir horreur de commettre le tort dont on a souffert. » (Anne Barratin, 1913)

Dans la première partie de cet exposé, nous avons évoqué succinctement le point discriminant le plus essentiel à connaître pour différencier ce qui relève d’une perversion narcissique de ce qui témoigne de situations conflictuelles générant des « mouvements perversifs » et des comportements pervers sans pour autant qu’ils ne soient l’œuvre de pervers narcissiques au sens de la définition qu’en donne Paul-Claude Racamier. Ce point de rupture, c’est la jouissance telle qu’elle fut décrite dans notre précédent article. Bien que n’ayant pas épuisé ce thème, tant s’en faut, il est un autre aspect qu’il convient d’élucider pour « désacraliser » les représentations naïves d’un « monstre satanique » incarnant la figure du « Mal(e) absolu » causant le plus de dégâts possibles autour de lui, car si dégâts il y a – et ils sont énormes dans de telles situations –, ils ne sont pas le fait d’une méchanceté volontaire. Rappelons à ce titre les propos de P.-C. Racamier : « Comme de juste, il n’y a chez le pervers [narcissique] aucune véritable conscience du caractère pervers de ses conduites[1]. »

Que personne ne se méprenne toutefois, il ne s’agit pas ici de disculper le pervers narcissique qui est bel et bien responsable de s’en prendre à une victime innocente en lui causant parfois des dommages irréversibles pouvant aller jusqu’à provoquer sa mort (psychologique ou physique). Les agressions perverses que subit cette dernière sont, en tout état de cause, et quoi que l’on en dise, une incroyable injustice, et s’il y avait quelque chose de « monstrueux » dans ce type de relation, c’est bien le fait de s’en prendre à des personnes étrangères à ses propres malheurs et de les leur faire payer. Cette injustice-là est bien la source du mal et des souffrances infligées à leurs victimes. Pour comprendre cela, encore faut-il au préalable connaître la dynamique qui préside à ce retournement, celui qui, comme dans le roman de Kafka Le procès, permet l’accusation et la condamnation d’un innocent livré à la vindicte populaire par la rhétorique fallacieuse du pervers narcissique. Et tout le monde s’y laisse prendre. Peu y échappent, car l’ignorance et/ou la méconnaissance du mouvement pervers qui préside à ce retournement sont encore prévalentes dans notre société, ce qui la rend tout bonnement complice de tels agresseurs.

Notre justice n’est pas non plus en reste puisque les belles paroles de l’accusateur finissent souvent par la corrompre. Compte tenu du caractère « civilisationnel » de cette institution, il est donc très important de connaître la dynamique qui préside à la mise en place et au développement d’une perversion narcissique, car celle-ci n’est autre qu’une vengeance aveugle à laquelle toute justice prétendue « civilisée » est censée répondre équitablement. C’est bien pour juguler l’arbitraire d’une telle vengeance que notre système judiciaire existe. Dès lors, chaque fois qu’un pervers narcissique s’en prend à une victime innocente et que la justice et la société n’identifient pas correctement le rôle de chaque protagoniste de ce type de relation, elles se rendent complices du criminel en le protégeant contre celui qu’il a offensé… et cela porte un nom : c’est de la barbarie !

C’est du moins ce dont nous informe Montesquieu lorsqu’il écrit dans L’esprit des lois : « [chez les barbares] rendre la justice n’était autre chose qu’accorder à celui qui avait fait une offense sa protection contre la vengeance de celui qui l’avait reçue, et obliger ce dernier à recevoir la satisfaction qui lui était due : de sorte que […] la justice se rendait pour protéger le criminel contre celui qu’il avait offensé[2]. » Or, fréquemment, la justice se voile la face lorsqu’elle doit rendre des jugements envers un agresseur pervers narcissique en lui permettant d’assouvir sa vengeance personnelle sur une victime innocente. Sortir de ce déni impliquerait d’admettre que nous ne sommes pas plus évolués que ceux que nous qualifions péjorativement de « barbares », ce qui remet en question certains idéaux démocratiques dont le pouvoir judiciaire se gargarise. N’en disons pas plus, là n’est pas le sujet, mais on peine à imaginer les conséquences d’une telle prise de conscience et les importantes réformes que cela nécessiterait. (L’anthropologie nous apprend pourtant que certaines peuplades qui pratiquaient encore le cannibalisme il y a peu, avaient un système judiciaire bien plus sophistiqué que le nôtre en réfrénant efficacement toute velléité de vengeance, là où nos institutions judiciaires ne font en fait que l’alimenter et l’accroître.)

L’hypothèse de la vengeance du pervers, et plus encore du pervers narcissique, bien que méconnue dans la communauté des psys ou insuffisamment approfondie est toutefois postulée par plusieurs auteurs dont il ne me serait guère possible de dresser une liste exhaustive. Citons-en toutefois quelques-uns pour exemple.

Dans son essai La perversion : forme érotique de la haine (1975), R. Stoller met l’accent sur la vengeance dans la formation perverse en décrivant cette dernière comme l’élément central qui permet le retournement de la peur du traumatisme en triomphe, établissant par-là l’origine traumatique des organisations perverses. Jeanne Defontaine, décrivant un cas clinique de perversion narcissique féminine, commente son étude de cas : « J’ai compris après bien des années qu’il s’agissait en réalité pour elle de prendre une sorte de revanche sur un passé infantile très douloureux dont elle ne parvenait pas à se remettre[3]. » Pour G. Bonnet, « la perversion se nourrit de vengeance, et plus on se méprend, plus elle s’en prend à ceux qui ne l’ont pas compris. Pour le pervers, c’est une question de survie[4]. » Etc.

Ce constat établi, beaucoup de certitudes qui n’ont guère de sens dans la perspective d’une transmission psychique inconsciente et transgénérationnelle de la souffrance non-dite s’en trouvent chamboulées. En effet, le diagnostic de vengeance ouvre la voie à de nombreuses interrogations : de qui le pervers se venge-t-il ? Comment le pervers se venge-t-il ? Pourquoi ne retourne-t-il pas sa haine contre son agresseur au lieu de s’en prendre à une victime innocente ? Etc.

L’immense difficulté d’un tel repérage nécessite une courte présentation de cette forme de vengeance par tiers interposé et affligé, « sans le savoir, d’une affection qui ne lui appartient pas, à laquelle il ne comprend rien et dont il ne peut évidemment pas “guérir”, malgré ses efforts souvent désespérés[5] ». Dans un article de présentation de l’ouvrage de Gérard Bonnet cité supra, Denise Bouchet-Kervella, résume six critères spécifiques extraits de la conclusion de ce livre, au sous-chapitre « À quoi reconnaît-on la perversion ? » pages 235 à 240 :

Pour Gérard Bonnet, « la » perversion consiste en un « rituel aux exigences précises pour honorer le dieu de la vengeance », issu de la « conviction intime d’avoir été victime d’une mise à mort psychique[6] », et comportant simultanément les caractéristiques suivantes :
– une érotisation et une érection en système des processus de retournement/renversement ;
– la réduction d’un sujet à l’état d’objet, manipulé et parfois jeté sans précaution, traité selon la loi du talion, c’est-à-dire séduit, mais nié comme sujet ;
– le défi d’un idéal important, qui étend la vengeance aux dimensions de l’univers ;
– la mise en acte de la vengeance dans le réel, à la mesure de la séduction qui a été elle-même réelle, « pour écluser la charge explosive » résultant d’une excitation extrême subie ;
– la vengeance pour survivre est source d’une jouissance à nulle autre pareille, mais résulte d’une contrainte : « Pour le pervers, c’est jouir ou mourir » ;
– la vengeance aveugle peut utiliser une intelligence machiavélique, tout en restant totalement inconsciente de ses ressorts et de son éventuelle sophistication, car ces processus n’ont rien à voir avec la décision consciente de la « vendetta ».[7]

Ce résumé est suffisamment explicite pour se passer de commentaire, mais il faut toutefois répéter que cette observation ne s’impose pas comme une évidence puisque rares encore sont les auteurs qui ont pu en décrire le mécanisme pourtant introduit par S. Ferenczi en 1932 avec son article, très mal reçu – c’est peu de le dire – par la communauté psychanalytique de l’époque, sur « La confusion de langue entre les adultes et l’enfant » dont le titre original était : « Les passions [sexuelles] d’adultes et leur influence sur le développement de la personnalité et de la sexualité des enfants. » La conclusion du mélodrame soulevé par cet article et le sort qui a été réservé à Ferenczi par la suite est en tout point comparable au traitement que la communauté scientifique a réservé à Ignace-Philippe Semmelweiss dont l’histoire est un cas typique de l’étroitesse d’esprit et de la perversité dont peuvent se montrer capables certains milieux dès lors que des découvertes vont à l’encontre de la doxa dominante. Ce qui explique probablement pourquoi cette idée de vengeance n’a pas encore été correctement creusée sur un plan psychologique alors qu’elle est au centre des plus grandes tragédies qui ont traversées l’histoire de l’humanité.

Pour ne pas être en reste et abandonner le lecteur qui s’interrogerait sur l’« affaire » Ferenczi, car c’en est une, je le convie à lire l’ouvrage de Jeffrey M. Masson Enquête aux archives Freud, des abus réels aux pseudo-fantasmes et notamment le chapitre intitulé « L’étrange affaire du dernier article de Ferenczi » pages 207 à 254.

Ces précisions sont importantes, car les réponses aux questions que nous nous posons sur la vengeance du pervers s’y trouvent déjà préfigurées. Ainsi, pour savoir comment le pervers narcissique parvient à assouvir sa vengeance, la réponse est très simple, elle est l’essence même de toute psychanalyse : le pervers se venge par transfert et projection selon un mécanisme d’identification à l’agresseur parfaitement bien décrit par S. Ferenczi (et sur lequel il ne sera pas inutile de revenir dans un prochain billet).

Évoquer le transfert comme mode de communication entre le pervers et sa « victime » est tout sauf innocent, car à la question : « qu’est-ce que la psychanalyse ? » nous pourrions répondre : « La psychanalyse, c’est la découverte de l’inconscient grâce au transfert ». En effet, si nous nous en remettons à Savério Tomasella : « La notion de transfert est d’autant plus importante pour les psychanalystes qu’elle constitue l’un des deux piliers du travail psychanalytique, l’autre étant l’inconscient[8]. » Citant le psychanalyste Pierre Delaunay, cet auteur rajoute : « le transfert “correspond à l’actualisation des désirs inconscients et des modèles relationnels intériorisés”[9]. » De plus, pour « S. Freud et S. Ferenczi […] les transferts correspondent à des actes par lesquels se rejouent des éléments d’un drame oublié. Ce qui va se réitérer dans la relation avec le psychanalyste a déjà eu lieu dans la vie du patient, mais n’a été ni compris ni conscientisé. Ces évènements réels cherchent ainsi à trouver une place psychique et disent l’“essentiel du patient”[10]. » S. Tomasella cite encore J.-B. Pontalis qui précise que « Le transfert est un agir, le transfert est une passion, non un dire (ou alors un dire qui est faire) et c’est ce qui rend si difficile, aussi bien pour le patient que pour le psychanalyste, d’en parler[11]. » Fait « étonnant » (pour notre propos et le sujet étudié), S. Ferenczi « est le premier à affirmer que les phénomènes de transfert ne concernent pas que la situation psychanalytique, et peuvent se retrouver dans toute forme de relation[12] » (d’où l’utilité d’une psychanalyse sans divan, cf. Racamier, 1970).

Le transfert dont use le pervers est de type inversé (faire à autrui ce que d’autres nous ont fait) : « il correspond à l’“identification à l’agresseur” ou plus précisément à l’imitation du violenteur. Le patient prend la place de l’adulte maltraitant et met le psychanalyste à celle de l’enfant maltraité (ou abusé), lui faisant éprouver ce qu’il a lui-même ressenti lorsqu’il était enfant[13]… » Cerise sur le gâteau, ce transfert inversé s’organise sur un mode paradoxal. Or, le transfert paradoxal est la « bête noire » de la psychanalyse et, de façon plus générale, des Sciences humaines. Il est si complexe à décrypter que la plupart des thérapeutes préfèrent l’ignorer plutôt que d’en tenir compte dans leur pratique. Les précurseurs dans le domaine de la paradoxalité se comptent sur les doigts d’une main : P.-C. Racamier, Didier Anzieu, J.-P. Caillot et G. Decherf. Cependant, depuis les découvertes du double-bind par Grégory Bateson et l’école de Palo-Alto, de plus en plus de recherches pluridisciplinaires autour de cette problématique ont apporté une meilleure compréhension de notre fonctionnement psychique. Sans entrer dans les détails vu la complexité du sujet, c’est un champ d’investigation des thérapies familiales psychanalytiques relatif à la position narcissique paradoxale pathologique qu’adopte un groupe familial où « vivre ensemble nous tue, nous séparer est mortel[14] ». Cette position narcissique paradoxale pathologique est symptomatique des familles à transactions schizophréniques ou perverses. Rappelons à ce titre que « la schizophrénie est l’envers d’une perversion narcissique[15] » et que cette dernière agit en défense contre la première (Racamier, 1978 ; Balier, 2005 ; Zagury, 2008 ; Cautaertz, 2010 ; etc.).

S. Tomasella remarque également que « L’empathie est centrale dans le bon déroulement d’une psychanalyse[16]… » et souligne l’importance de l’empathie dans le déroulement d’une cure psychanalytique selon S. Ferenczi.

En résumé de ce qui précède, sachant que le Moi fragile des pervers narcissiques pousse à une quête permanente de réassurance, nous pouvons en déduire que de tels individus se cherchent un thérapeute à domicile capable de leur injecter une « perfusion narcissique[17] » permanente. Jean-Charles Bouchoux[18] ne dit d’ailleurs pas autre chose lorsqu’il répète sans cesse lors de ses interventions médiatiques que la victime est le médicament du pervers, sauf que ce médicament à un effet « euphorisant » semblable à celui d’une drogue et que la dépendance du pervers impose une « assistance narcissique obligée[19] » à son entourage. Toutes les manipulations du pervers narcissique qui font tant souffrir sa (ses) victime(s) ont pour principal enjeu cette perfusion narcissique et cette assistance narcissique obligée. Ce fait est essentiel à comprendre, car le refus de la victime de répondre à la quête inconsciente du pervers activera chez lui son désir de vengeance qui se repère grâce au transfert inversé et paradoxal se mettant en place entre le pervers et sa victime, « proie » ou « pigeon » selon Racamier. Celle-ci doit donc se battre contre des « démons » qui ne sont pas les siens, dont elle ne connaît rien et auxquels elle ne peut rien comprendre, pas plus que n’en ont compris la plupart de ceux qui stigmatisent encore de telles victimes malgré les géniales découvertes de Racamier.

Étant donné que le dénuement fantasmatique du pervers rend toute symbolisation de ses traumatismes infantiles impossible, c’est par des agirs – de paroles pour le pervers narcissique ou d’actes pour le pervers sexuel – que le pervers met en œuvre ce qui, pour lui, reste irreprésentable. Tel est le sens des agissements de ces personnalités que l’on a longtemps cru inanalysables. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui… d’où l’importance des travaux de certains auteurs à la pointe de la recherche en Sciences humaines dans le domaine de la perversité tel que ceux de P.-C. Racamier ou de Claude Balier et de leurs successeurs qui ont compris la signification à donner à ce type d’agirs mettant en scène ce qui est pour ces patients de l’ordre de l’irreprésentable, demeure des angoisses archaïques insurmontables. Ainsi, « l’une des données fondamentales de ces relations perverses est l’agir psychique[20] », et « c’est vers ce registre que tendent la plupart des mécanismes décrits par P.-C. Racamier dans ces dernières années : extr-agir, transagir, expulsion du deuil, emprise, inanité, etc.[21] ».

Nous venons d’aborder et de mettre à jour « l’élément central » (cf. R. Stoller), du comportement pervers, mais si nous avons brièvement répondu à la question du « comment le pervers se venge-t-il ? » il nous reste encore à aborder les raisons de cette vengeance et notamment pourquoi le pervers ne se venge pas sur ceux qui l’ont offensé. Pour ne pas alourdir cet article, ceci fera l’objet d’un prochain billet, mais d’ores et déjà, qu’il soit utile de savoir que nous en trouverons une excellente synthèse, en deux parties, sous la plume de Racamier (cf. notes 22 et 24). Ces études situent le parcours théorique de cet auteur qui s’échelonne sur près d’un demi-siècle et qui l’aura conduit de psychose en perversion (perversité narcissique). Elles renseignent sur les bases scientifiques de la théorie de la perversion narcissique qui puise ses sources dans les pathologies frustrationnelles, car lorsque ces études furent publiées (1953 et 1954), peu de temps après la Seconde Guerre mondiale, la protection des enfants sans foyer était alors une priorité de l’OMS et des Nations-Unies en raison du nombre important d’orphelins de guerre. C’est ainsi que « l’analyse du lien frustration précoce-antisocialité doit être poussée plus loin [22]». En effet, déjà à cette époque « des preuves préliminaires ont été données qu’à la fois la gravité de l’antisocialité et l’inaccessibilité thérapeutique vont de pair avec l’importance des frustrations subies[23]. » Dès lors, si « la frustration des besoins de base ne peut que se compenser et se réparer[24] », pourquoi notre société en est-elle aujourd’hui encore à nier l’existence de tels liens tout en s’évertuant à rompre la relation entre le nouveau-né et ses figures d’attachements ?

Pour conclure sans clore le débat, ces quelques considérations devraient nous conduire à une analyse plus approfondie et une redéfinition de la notion de mal, car comme le souligne Patrick Vignoles dans son livre sur La perversité, « le mal, c’est vengeance… »

À suivre !

Philippe Vergnes

N.B. :
Le lecteur intéressé par l’approche psychanalytique de la vengeance trouvera un complément d’information sur cette problématique en lisant les articles de Jean-Marc Dupeu, « Pour introduire le concept de vengeance en psychanalyse », dans Revue française de psychanalyse 2015/2 (Vol. 79), p. 368-380 ; d’Harold Searles (1956), « Psychodynamique du désir de vengeance », dans L’effort pour rendre l’autre fou ; ou encore Melanie Klein (1937), « L’Amour, la culpabilité et le besoin de réparation », dans L’amour et la haine.


[1] Racamier, Paul-Claude (1992), Le génie des origines : psychanalyse et psychoses, Paris : Payot, 420 p. (p. 288).
[2] Montesquieu, Charles-Louis de Secondat (1748), L’Esprit des lois, Livre XXX, chapitre 20.
[3] Defontaine, Jeanne (2003), « Quelques aspects du transfert dans la perversion narcissique », Revue française de psychanalyse n° 67 : « La perversion narcissique », p. 839-855.
[4] Bonnet, Gérard (2008), La perversion : se venger pour survivre, Paris : PUF, 242 p. (quatrième de couverture).
[5] Cf. le commentaire de Maurice Hurni sur le site de l’APAOR sous la définition de la perversion narcissique.
[6] Ce point a déjà été abordé dans l’article « Le meurtre de l’âme ou meurtre psychique et la perversion narcissique ».
[7] Bouchet-Kervella, Denise (2009), « La perversion : se venger pour survivre de Gérard Bonnet », Revue française de psychanalyse n°73 : « L’identification à l’agresseur », p. 191-199.
[8] Tomasella, Savério (2012), Le transfert, Paris : Eyrolles, 114 p. (p. 51).
[9] Ibid., p. 51.
[10] Ibid., p. 74.
[11] Ibid., p. 74. (Souligné en gras dans le texte original).
[12] Ibid., pp. 58-59.
[13] Ibid., pp. 78-79.
[14] Caillot, Jean-Pierre et Decherf, Gérard (1982), Thérapie familiale psychanalytique et paradoxalité, Paris Clancier-Guénaud, 232 p. (p. 148).
[15] Racamier, Paul-Claude (1980), Les schizophrènes, Paris : Payot, collection PBP, 240 p.
[16] Tomasella, Savério (2012), op. cit., (p. 44).
[17] Racamier, Paul-Claude (1993), Cortège conceptuel, Paris : Apsygée, 124 p. (p. 57-58).
« PERFUSION NARCISSIQUE. – (Cl, In) Désigne le besoin qu’ont certaines personnalités à narcissisme exigeant (et à tendance paranoïaque) d’être sans cesse soutenues et alimentées dans le sentiment de leur valeur, de leurs vertus et de leur intégrité ; et ces personnalités de donner avec force à leur entourage le sentiment qu’hors de ce “nourrissage” narcissique elles ne survivraient pas. De là l’image d’une perfusion vitale, dont l’entourage se fait une sorte d’obligation (perfusion narcissique forcée).
Il arrive au patient psychotique, s’étant senti jadis le nourrisseur du narcissisme de sa mère, d’en faire de même envers le thérapeute, et de lui rendre ou d’en attendre le même service. »
[18] Bouchoux, Jean-Charles (2009), Les pervers narcissiques : qui sont-ils ? Comment fonctionnent-ils ? Comment leur échapper ?, Paris : Eyrolles, 159 p.
[19] Racamier, Paul-Claude (1993), op. cit., (p. 25).
« ASSISTANCE NARCISSIQUE OBLIGÉE. – (In, Cl) Désigne le processus par lequel un sujet narcissiquement vulnérable et avide de réconfort narcissique oblige insidieusement son entourage (parents, conjoints, enfants, amis, thérapeute, etc.) à lui fournir une assistance constante, consistant principalement à confirmer sa valeur ainsi que son intégrité, et plus précisément à confirmer ses dénis de toute défaillance, carence ou douleur personnelle.
Tel est en particulier le cas des pervers narcissiques, des prédisposés paranoïaques ou des paranoïas “dormantes”, lesquelles cessent de dormir dès lors que l’assistance obligée cesse ou est démentie.
(On pourra aussi bien dans ces cas parler de perfusion narcissique forcée). »
[20] Caillot, Jean-Pierre (2015), Le meurtriel, l’incestuel et le traumatique, Paris : Dunod, 192 p. (p. 62).
[21] Ibid., p. 62.
[22] Racamier, Paul-Claude (1954), « Étude des frustrations précoces (II), effets cliniques la pathologie frustrationnelle », dans Revue Française de Psychanalyse, tome XVIII, n° 1, pp 576-631.
[23] Ibid.
[24] Racamier, Paul-Claude (1953), « Étude clinique des frustrations précoces », dans Revue Française de Psychanalyse, tome XVII, n° 1-2, pp. 328-350.

22 commentaires

  1. Merci … Très intéressant et instructif pour parer aux manoeuvres d’une mère PN dont « la vengeance est un plat qui se mange froid » et qui n’a pas encore compris que je ne rentrerai plus jamais dans ses jeux d’emprise.
    Ce qui m’impressionne, c’est la ténacité et la constance dans la nuisance et la vengeance, y compris quand sa victime est décédé.
    Je prends là l’exemple de mon père, décédé il y a 5 ans, qu’elle continue à discréditer et vouer aux gémonies. C’est sûr, sa victime préférée n’est plus là pour lui servir de défouloir et de régénérateur et un PN vieillissant a du mal à trouver de nouvelles proies potentielles..

  2. Bonjour,
    La vengeance est inhumaine. Froide, savamment construite, orchestrée, de longue date… Elle est terrible. Le pn ne se venge pas vraiment par lui même, il se fait « venger » par les autres…
    C’est pour cela qu il ne faut pas s’isoler. Et de préférence trouver qqun qui a beaucoup de distance (et de clairvoyance) pour soutien et aide.

      • Merci Philippe, parfois je suis un peu « too Mutch », (je sais), mais je suis toujours sincere.

    • OUi mais le problem est de trouver quelqu’un qui vous comprend vraiement sauf sauf si tu as la chance de trouver quelqu’un qui a veçu la meme chose. Je me pose toujours la question de savoir s’il n ‘y a pas vraiement moyen d’aider ces gens (pn ) pour les ramener dans le bon chemin. Et à défaut les maitriser soit par medicament ou par enfermement. Mais là je me fais des illusions car ils sont fort pour se déguiser dans la société.Et au vu de ceux et celles qui ne les connaissent pas vraiement ils(ells) sont meme les personnes à envier le caractère et l’audace. Ce qui me gene est que pour les victims nous n’avons pas les possibilité juridique de protégés les enfants qd on a le Malheur d’avoir une co-parentalité avec ces personnes. Je me bats pour avoir une structures qui peut m’aider mais je n’en trouve pas. Pourquoi dans une société aussi avancé dans la recherché des comportement humains on est en 2018 et toujours incapable de mettre en place ce genre de structure sachant les dégàts que ces personnes causent dans les familles et dans la société dans son ensemble.?

      • Bonjour,
        « Trouver quelqu un qui vous comprend vraiment. »
        Un psychologue peut comprendre
        .
        « s il n y a pas moyen d aider ces gens (pn) pour les ramener dans le bon chemin »
        Ils ne sont pas demandeurs, et pour eux, c est l autre qui doit être ramene dans le « bon » chemin.

        « les maitriser par les médicaments ou l enfermement »
        Par medicament, c est illusoire, l enfermement, c est seulement suite a des plaintes avec preuves. Ou sur decision medicale.
        Pas sur decision du conjoint ou de l ex.

        « nous n avons pas les possibilités juridiques de protéger les enfants »
        Si, avec des preuves penales.
        Et aussi en consultant un psy qui permette au parent et a l enfant de se protéger eux mêmes.

         » une société…. toujours incapables de mettre en place ce genre de structure sachant les dégâts »
        Des structures existent :la protection de l enfance. Et la therapie d approche systémique.

        Mais la structure principale,c est la Prévention par l Education. On ne nait pas pervers, on le « devient »…

        Bon courage.

  3. Pour ce qui concerne transfert paradoxal… je n en sais rien, n’étant pas thérapeute. Et à vrai dire je ne crois pas qu’un thérapeute ait intérêt à travailler sur le transfert avec un pervers. Il risque d’en baver et de patauger.
    En famille je dirai qu’auprès du conjoint le pervers peut occuper une place d’enfant jaloux de son propre enfant.
    Il peut occuper la place de ses parents maltraitants auprès de l’enfant.
    Il reproduit donc ce qu il a subi, (identification à l’agresseur) auprès de l’enfant. Ce qui est paradoxal, c’est que cela se fait sous la forme de l’apparente banalité, de soins (pseudo médicaux), de protection même. Ou de saine inquiétude…
    Auprès de l’entourage, il peut occuper la place du conjoint, quitte a « changer de sexe ». Et faire avaler une telle mascarade !
    Et il peut occuper la place de victime pré-désignée sur la place publique, lorsque le conjoint souhaite rétablir clairement les places et rôle de chacun. Dans la famille.
    Il peut aussi distribuer des rôles de sauveurs a deux ou trois âmes charitables pour venir compléter l imbroglio.
    On voit bien qu’après avoir été nié dans son enfance, le pervers joue des rôles, tout en faisant implicitement jouer des rôles complémentaires a tout son entourage proche, ou lointain.
    Source d’une grande souffrance et incompréhension généralisée.
    Évidemment cela peut se reproduire avec n’importe quel thérapeute au grès du sens du vent…
    Le seul thérapeute qui a réussi à stopper la grande pièce de théâtre, à dévoiler PUBLIQUEMENT les jeux de rôle que le pervers (sans le nommer) a fait distribuer a chacun en bon directeur de casting qu’il est.
    Thérapie brève et franche, du système, donc.
    Les autres n’ont pu que poser des limites, en évoquant la loi, comme à un gamin (approche du système, encore).

  4. En fait, il y a bon nombre de nuisibles qui craignent la lumière.
    Inutile de les « nommer » pour stopper les dégâts.
    Inutile de dire « stop » en roulant des gros yeux…
    Inutile de se plaindre…
    Inutile de paniquer
    Inutile de faire leur vivisection… etc…
    Inutile de se creuser la tête
    Il suffit d’ouvrir grand les rideaux et les fenêtres… et laisser la pleine lumière du jour les chasser, tout naturellement.
    Simple et efficace.
    Face à autant de complications, seule la simplicité d’approche, peut en venir a bout.
    (Évidemment, je dis ça avec du recul, beaucoup de recul.)

  5. Pour ce qui est du transfert, je crois avoir payé pour une mère et pour une sœur du pervers dans le passé…
    Le savoir permet évidemment de moins se sentir « victime… »
    Ceci étant pour que ça s’arrête ce transfert odieux, et surtout la vengeance, il faut le concours de tout l’entourage du pervers. Pas de complice, et pas de sauveur non plus…
    Et cela c’est une autre affaire.
    Ce n’est pas une affaire de psychanalyse mais de thérapie de groupe (de style coup de poing) a très grande échelle.
    Il faut que l’entourage comprenne qu’il joue un rôle pervers qui lui a été dicté (suggéré) par un tiers. Et dont Il est inconsciemment complice. Et désormais responsable puisque il est mis publiquement au « parfum ».
    S’il n a plus de complice pour assurer ses (secrets) desseins de vengeance, le pervers est mis dans l’impossibilité quasi totale de nuire.
    C’est le rôle d’un expert… car tout cela ne peut pas se dérouler dans le secret d’un cabinet.

  6. Juste un dernier petit mot pour vous donner une idée du type de formation qu’il faut pour parvenir à cet énorme changement, au sein d’un grand groupe familial et à la neutralisation du pervers !
    Psychanalyse
    Victimologie
    EMDR
    Therapie brève systèmie
    Psychodrame analytique (!)
    (et carrière en protection de l’enfance)
    Il faut de la bouteille, déjà pour différencier une victime de son auteur, et encore plus de bouteille pour la sortir de son état de victime.
    Il faut la Rolls des psys… et un goût certain pour le théâtre 😉

    • Oui !
      Je parlerais d’ailleurs tantôt de cela en traitant d’un sujet qui m’est cher : l’approche intégrative en psychothérapie, en philosophie, en écologie, en politique, etc. (ce que je fais depuis toujours, mais uniquement dans un but de recherche).

  7. Je vais rajouter quand même, que ce psy a ete courageux.

    Suite au dévoilement des jeux… Il a fallu faire face a une déflagration, un déchainement de haine, de harcèlement… Impossible a arrêter, et il a compare ca, a une crise de manie.

    Mais cette crise qui a dure plusieurs mois, a fait bouger l homeostasie du groupe et notamment un « pion » place stratégiquement et secretement sur l échiquier. Pour renforcer et alimenter une situation perverse.

    Ce « pion » a commence a y voir clair… sur sa grossière erreur de positionnement. Non sans cris, hurlements et pleurs…
    Car évidemment la complicité du « pion » avec le metteur en scène étaient « louable ».

    Changement donc. Non sans douleur…

    Je salue son courage a ce psy et la force de ses convictions professionnelles.

    Le résultat (paisible) est au rendez vous après le psychodrame (c est peu dire) qu il a provoque.

  8. Enfin, derniere question qui se pose, pourquoi ce psy qui a ete confrontée directement a son accès de fureur (vengeresse oui) l’a comparee a une crise de manie ?

    (D autres ont parle de personnalite paranoïaque ou perverse, voire les 2…)

    Je pense c est pour me dire qu il faut attendre que ca passe, la crise… et qu argumenter avec lui pour le ramener a la raison, ne sert a rien.

    (Outre qu elle a bien du remarquer quelques symptômes.. notamment la logorrhee, le coq a l ane, la deshinibition…. l’ hetero agressivité, le danger ressenti a son contact dans ses moments la)

    Mais pourtant cet homme n est pas bipolaire… (!).

    Dans le cas ou ce serait de la manie, c est possible, mais selon moi, iatrogene (cortisone a haute dose et sur le long terme et, drogue psychotrope consommée au quotidien)

    C est le mystère qui reste a résoudre, mais qui finalement ne me regarde pas. Ca ne regarde que lui.
    …Et ses médecins a lui

  9. Re bonjour, j ai cherche un peu et en fait la manie (si c est bien cela) peut aussi être une porte d entrée en schizophrénie.
    Ce qui effectivement « collerait » avec le présuppose de départ…
    Porte d entrée en schizophrénie, sans y rentrer totalement non plus….(pas folle la guêpe).

    Pour ma part je me sens (en ce moment) déconnectée de mes émotions et peu decentree. J ai toujours un travail a faire sur moi même. Et parfois je m y prend mal, c est a dire que « je pense trop ».

    C est bien ma faille ! Outre que j ai un cote un peu idéaliste…
    Voire naïf…

    Je pressens que j ai du développer depuis mon enfance un peu une personnalite « as if » pour plaire aux autres ou pour rentrer dans le rang, et que je me suis oubliée moi même…
    N importe quel manipulateur (de bas étage) peut en jouer. Et rendre cette faille béante.

    Mais aujourd hui, le sujet principal c est moi même.
    Je ne me sens plus « victime » et je pense que je ne serai plus victime de qui que ce soit, mais toujours en quête…

    Je pense que mes rêves peuvent m aider a me reconnecter avec mes émotions et mes désirs profonds.
    (Ou peut être l hypnose…)

    J ai tente la tcc, pour voir, mais ca n a pas colle.
    Et je pense que c était pas le bon psy. Il pense trop lui aussi (hi hi hi ).
    Il ne ressent pas… ou alors il ne « touche pas » le cote
    emotionnel…dans sa pratique. Je ne dis pas que c est propre a la tcc, (je n en sais rien) mais c est propre a ce praticien.

    D autres sauraient le faire…

    On s est carrément ecarte du sujet, avec ses exercices formels, c est a dire de MOI, même lol

    Même si je revenais pour le lui dire, ca ne changerait rien, car je crois c est propre a sa personnalite également.
    Bref, ca n a pas colle…

    Ce qui n est pas grave… bien que je n aime pas les échecs…
    Je l avoue bien volontiers 🙂

  10. Plus je reflechis…. et plus je me dis que ce qui est centre sur les émotions soigne…
    Parfois on doit se déconnecter pour se protéger…c est un mecanisme de défense et de protection… qui a son utilité.
    Mais ce mécanisme ne doit pas durer…

    Les rêves permettent d accéder a nos émotions, mais d autres choses aussi… le sport, la créativité…

    Et peut être des thérapies que je n ai pas experimente…
    Écouter son enfant intérieur, l emdr, l hypnose… la therapie psycho corporelle, la sophrologie peut être, et que sais je encore…

  11. En fait j ai une petite faille identitaire.
    Ce qui fait que le trauma fait echo a des « trous » dans mon histoire personnelle. (Trous qui ne sont pas des traumas… même s il y a quelque chose en commun )

    Quand j étais petite il n y avait pas MOI toute seule, « centre du monde », il y avait NOUS…. ce qui fait que j ai du mal a ME raconter. Et pour un psy c est peut être pas toujours évident.

    Les rêves sont peut être une bonne clef 🙂
    Outre une biographie centrée 100% sur mes émotions individuelles.

  12. Re bonjour

    Je suis passée, repassee par 1 reve.

    J ai l emotion. Enfin !

    Bref, c est la peur qui bloque (peut être mêlée de honte ?)
    Enfin c est plus que la peur….

    Ca explique les trous dans mon enfance.

    C est un blocage emotionnel inconscient qui arrive a la conscience.

    Ca dit aussi « je m oublie »

    Je peux faire x années de psychanalyse et de blabla sur un divan, ca ne sert a rien sans le reve !

    la Psychothérapie par la parole est en pure perte.

    Vive les rêves 😉

    Soit… une fois arrivée a la conscience, cette peur qui bloquait, ne bloque plus rien.
    .
    Ou journal perso.

    Soit, faire de l hypnose pour calmer cette peur qui bloquerait… encore le reste.
    Avant icv…

    Je préfère l option 1….
    car pour l hypnose c est 6 mois d attente. Voir 9.

    ^_~

  13. Ah j ai pas trop envie de faire de l hypnose…
    Pas envie de « dépendre » de quelqu un… pour « aller mieux »

    Je fais de la cohérence cardiaque.
    Il parait que ca suffirait…a équilibrer les emotions (effets au bout de 15 jours)
    Médicalement prouve.;)

    (Au passage, les victimes devraient en faire.)
    Ca ne coute rien et on se récentre sur soi.

    Je reprend un peu le sport.

    Et je dois travailler encore et toujours a l analyse de mes rêves
    Pour écouter trauma, émotions profondes, mais aussi désirs profonds…

    En tout cas les noter.
    La compréhension de l inconscient n est pas immédiate. Elle est codée… mais avec les émotions associées, je les comprend..

    Ma psychanalyse est elle terminée ?
    Je pense oui.

    C est bon…
    J ai tellement capte, que j ai quitte ma dernière « analyste ».

    Pas besoin d un psychanalyste pour me comprendre.

    Comment j ai capte ?
    Avec un exercice d ICV (non psychanalytique)
    J ai des trous…

    Et ca poserait probleme ?

    Exercice « réussi » du point de vue de Lacan.

    Mais aussi de Winnicott…
    Et peut être même de Jung ! (et j en oublie peut être ?)

    (Voire du point de vue l’ ICV…)

    Mais surtout exercice réussi de Mon point de vue.
    Ce qui est essentiel.

    J ai mis du symbolique dans les trous….
    Le symbolique est DANS les trous !

    Le trauma est symbolise !

    S il n est pas accessible a mon « analyste ».., tant pis 😉

    😀

    Tiens…. il s agit pas du symbole « universel » de l « Œdipe…. »
    Hum, hum..
    Pourtant c est bien » l époque supposée » de l Œdipe…

    Mdrrr…

    Et si l angoisse de la castration ne regardait que Freud…?

    Bon…
    Ok je sors !

  14. Bon… tout ca pour dire que « le pervers ». Attaque l identité.
    C est donc assez long pour repartir…

    On doit vraiment faire notre introspection.
    On a tous des failles.
    Je connais peu de personnes avec « zéro faille ».

    Réparer son « moi » mis en morceaux.
    Et aller vers le soi…

    Ca parait un peu abstrait…. mais je pense que je suis bien a ce tournant…decisif.

    🙂

    Je regrette simplement de ne pas avoir beneficie d EMDR (ou équivalent).
    AVANT la « psychanalyse ».

    Je pense que c est une heresie (et une perte de temps) de partir en psychanalyse avant l’heure.

    Je connais une personne qui ne parle « Que de psychanalyse »… pour soigner des victimes dont elle s occupe, et qui s en porte pas mal… (oui)

    Elle oublie toujours de leur dire qu elle a fait de l EMDR…et que sans cela, elle n aurait jamais pu faire « sa psychanalyse »…
    Sur un divan !

    La psychanalyse oui…. (MAIS).

    Quand je la vois parler de l Œdipe chez la petite fille (et toutes ces histoires alambiquees de castration) j ai l impression qu elle recite une lecon… « apprise dans les livres ».
    Je doute fortement qu elle ait rencontre ce « mythe » par elle même dans son inconscient.

    C est ce qui me gene en psychanalyse… le cote biblique… religieux dans les textes, dogmatique, doctrinaire…universalisant.

    J ai termine ma psychanalyse. Mais je ne suis pas psychanalyste. Et je n ai pas « envie » de l être.

    Je suis moi même, tout simplement 😉

  15. Voici ceux, les Grands qui m ont aide. Personnellement pour Ma reconstruction.
    Je ne suis plus une victime.
    (hi hi hi)

    Dans mon travail de mise en sens tout a fait personnel.

    Quelques hommages… (psychanalyse, mais pas que…)

    Carl Jung (les rêves, l individuation, le soi, le symbolique)
    Moussa Nabati (enfant intérieur, le soi)
    Winnicott (le self, le faux self, le transfert/ contre transfert, la mere). Il favorise les conditions favorables a la créativité et a la résilience en therapie. Ca concerne aussi l analyste.
    René Zazzo (individuation)
    Lacan, a petite dose 😉 (signifiant/signifie, trou du symbolique dans le réel)
    La systèmie pour ses paradoxes créatifs, parfois humoristiques et moteurs de changement. Je pense a Watzlawick.

    Merci Philippe, pour ces lectures ici, j ai beaucoup appris.
    Et je ne risque pas trop de retomber dans le piege
    😉

    Merci, pour tout, bonne continuation, et au revoir

    😊

  16. Ah j ai juste oublie ma faille principale.
    Nous développons tous un vrai self Et un faux self.

    (Surtout ceux qui « pensent trop.. ». le faux self)

    Durant notre enfance et notre éducation.

    J avais donc un faux self un peu trop prononce.
    Une bonne faille…

    Mon faux self a fini par manger le vrai…

    😁 🍝

    Et le vrai a fini par refaire surface.
    Boum !… en seance… !

    🌋

    la psy n a rien capte d ailleurs…(elle renforçait le faux, mais le vrai a surgit de derrière les bois)

    🚀 🗽

    C est un equilibre entre les deux.

    Une fois qu on a bien renoue avec le vrai self.
    Tout est plus simple, plus rapide, plus serein…

    🎈 ☀

  17. Bonjour Philippe,
    Je vais vous donner un exemple magnifique d’illustration de votre article, si vous me le permettez.
    Il y a quelques moi, une personne est embauchée pour travailler avec moi. Quelques semaines plus tard, ayant constaté mensonges, ursurpation de mes réalisations et dénigrement de mon travail et fautes graves (que j’ai remontées), j’ai demandé à ne plus travailler avec cette personne. J’ai été conservée sur mon poste, et il a été muté. Sans conviction. Il continuait à travailler sur mon secteur avec la bénédiction de mon management.
    Aujourd’hui, je suis accusée d’avoir transmis des informations confidentielles, et je suis mutée. Pour mon bien et celui de l’entreprise.
    J’ai perdu mon boulot, malgré toutes les preuves de mon intégrité professionnelle.
    Le crime est parfait, je serais presque admirative, je n’ai rien vu venir, et je suis en état de sidération depuis une semaine. Pieds et poings liés. Enfin presque. Il y a des lois quand même.

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