Coronavirus et perversion narcissique : une guerre peut en cacher une autre !

« c…
Bien sûr, il n’est pas facile de soigner un schizophrène.
Mais si ça peut vous réconforter, dites-vous bien que dix fois plus difficile à traiter : un con.
Et que dans l’ordre des “fléaux sociauxˮ la connerie par le monde fait beaucoup plus de ravages que les psychoses. Et certes, ceux qui en sont atteints n’en meurent pas, mais elle tue autour d’elle à petit feu en cercles concentriques » (Paul-Caude Racamier, 1980, p. 186)

Cette citation de Paul-Claude Racamier est l’une de mes préférées bien que j’évite à y avoir recourt. Elle est désormais de circonstance tant la situation que traverse notre le pays m’apparait totalement ubuesque.

La polémique qui s’est organisée ces derniers jours entre le Pr Didier Raoult et son équipe, dignes représentants d’une pensée [médicale] saine, et la propagande de guerre organisée par nos dirigeants et le ministère de la Santé, dignes représentants d’une pensée perverse, aurait pu passer une nouvelle fois inaperçu si les enjeux n’étaient pas aussi importants qu’ils ne le sont à l’heure actuelle.

Dans ce billet, je vais donc tenter de vous démontrez, arguments et surtout sources solides à l’appui, ce qu’est une pensée saine subissant les assauts d’une pensée perverse « meurtrielle » qui cherche à se faire passer pour ce qu’elle n’est pas, c’est-à-dire une pensée médicale saine (cf. Sciences humaines et pensée critique, pensée saine Vs pensée perverse). Il me sera difficile de développer ici tous les aspects qu’il serait nécessaire d’évoquer pour bien cerner la situation dans laquelle nous nous trouvons, mais je vous communiquerais quelques liens vers des vidéos de véritables experts dans leur domaine (et non pas des pseudo-experts de plateau télévisé) afin que vous puissiez vous forger votre propre opinion.

Nous sommes donc, aujourd’hui en France et comme dans bien des pays occidentaux, confinés chez nous jusqu’à nouvel ordre pour cause de pandémie virale. Mais pour couronner le tout, nous sommes surtout plongés dans un indescriptible imbroglio, proche du chaos, sur la question de savoir quoi faire pour lutter contre cet « ennemi » qui s’apprête à emporter dans l’au-delà la plupart des plus fragiles d’entre nous.

Un imbroglio ?

Assurément… mais un imbroglio clairement organisé par une bande de Pieds nickelés digne du plus mauvais scénario de film comique à la française.

Pour commencer, quelques précisions préliminaires.

Tout d’abord, je reprendrais à mon compte la métaphore sportive qu’utilise déjà le Pr Raoult pour parler des travaux de son équipe dans cette vidéo du 16 mars 2020 (au rythme où vont les choses, les dates sont importantes). Je vous recommande d’ailleurs de consulter régulièrement le site Internet de l’IHU Méditerranée infection plutôt que de perdre votre temps avec les opinions exprimées par des amateurs qui s’activent à créer et à entretenir la cacophonie qui se déploie dans nos médias et sur les réseaux sociaux. Les données de la crise en court ainsi que les résultats de recherche sur le coronavirus y sont mis à jour quotidiennement (inutile donc d’attendre trois mois pour en prendre connaissance comme c’est le cas pour l’essai Discovery lancé par l’UE).

Tout d’abord, il faut savoir que le Pr Didier Raoult et les plus éminents membres de son équipe comptent parmi les plus grands chercheurs au monde en matière d’infectiologie selon les règles actuellement en vigueur pour établir ce classement (qu’il n’a pas lui-même inventées). C’est-à-dire que métaphoriquement, seuls quelques scientifiques parmi eux sont capables de prétendre au titre de champion du monde de leur discipline comme en atteste le site expertscape.com qui recense les meilleurs experts mondiaux pour tout problème médical. De plus, ils sont dotés de moyens matériels hors normes bénéficiant des technologies les plus en avance dans leur domaine (cf. vidéo).

En ce qui concerne les maladies transmissibles, l’expert mondial dont le nom apparait en tête de ce classement est… Didier Raoult comme en atteste le lien suivant : http://expertscape.com/ex/communicable+diseases. De même que 10 (dix) chercheurs de l’IHU qu’il dirige comptent parmi les vingt (20) premiers experts mondiaux en matière de maladies transmissibles. Voilà pour l’argument d’autorité, mais pour bien comprendre en quoi cet argument est plus que valide imaginez-vous en train de préparer un championnat du monde de foot dont l’effectif doit être limité à 23 joueurs et que parmi ses 23 joueurs à sélectionner, vous disposez de 10 joueurs qui sont au sommet de leur forme et qui chaque année postulent pour le titre de meilleur joueur au monde. Si vous étiez sélectionneur, vous laisseriez ces dix joueurs sur la touche pour ne garder que les remplaçants d’une équipe amateur qui n’ont jamais dépassé le niveau de ligue régionale tout en leur intimant l’ordre de remporter le prestigieux trophée tant convoité de champion du monde ?

Si un tel entraineur prenait ce genre de décision, vous trouveriez cela totalement absurde. Je me trompe ?

De même que pour remporter la coupe du monde de foot, vous n’allez pas sélectionner les 11 meilleurs rugbymans de la planète. Cela tombe sous le sens. Je me trompe encore ?

Et bien, croyez-le ou non, cet « exploit » est parfaitement réalisable dans le domaine de la politique et celui des sciences où des joueurs amateurs remplaçants dans leur équipe d’origine ou ne pratiquant pas le même sport peuvent faire croire à une grande majorité de personnes qu’ils seront bel et bien capables de remporter le Championnat du monde de foot pour lequel ils ne se sont jamais préparés… Dès lors, toute la subtilité du « truc » réside dans la façon dont « la marmotte met le chocolat dans le papier d’alu ».

La propagande médiatique orchestrée par le gouvernement autour des travaux du Pr Raoult et la polémique qu’elle entraine ne sont qu’une immense tentative d’enfumage et ne servent pas d’autre but que de « cacher » l’incompétence de nos dirigeants dans la gestion de cette affaire qui est en train de virer à l’un des plus grands scandales d’État que la France ait connu. C’est ce qu’a très bien comprit Éric Verhaeghe, énarque, ancien directeur de l’APEC, connaissant parfaitement bien le fonctionnement des administrations et la mentalité de groupe de ceux qu’il appelle ses collègues (à voir dans cette vidéo).

Alors pourquoi tant de foin autour du protocole de soin élaboré en urgence par le Pr Raoult et son équipe ?

L’une des raisons nous est communiquée par Jean-Dominique Michel dans les articles qu’il a publiés sur son blog Anthropo-logiques. En tant qu’anthropologue, spécialiste en santé publique, il a suivi toute cette affaire de très près et dans son article du jeudi 26 mars, il écrit : « La plupart des gens ne savent pas il est vrai que nous vivons dans un monde où le système de santé est en état de corruption systémique. »

Personnellement, je ne cesse de découvrir et d’être surpris par l’ampleur de cette corruption depuis plus d’une vingtaine d’années où je l’étudie au travers du prisme de la criminalité en col blanc que les Anglo-saxons associent aux personnalités atteintes de ce qu’ils appellent « successful psychopathy » soit l’équivalent de nos chers… « pervers narcissiques ». Après plus de vingt ans d’études sur le sujet, j’en suis parvenu à constater que la réalité en matière de criminalité en col blanc est souvent bien pire que celle que nous sommes en mesure d’imaginer. Voilà pour le lien entre le coronavirus et la perversion narcissique pour ceux que le titre de cet article interpellait.

Jean-Dominique Michel précise encore : « Disqualifier à tout prix Marseille et l’hydroxychloroquine est devenu une sorte d’urgence vitale pour les autorités. » Or, ceux qui connaissent un tant soit peu la théorie de la perversion narcissique savent à quel point l’un de ses principaux symptômes est la disqualification.

Pour disqualifier le protocole de soin du Pr D. Raoult, le gouvernement a principalement utilisé deux armes, deux « arguments massue » que nous allons disséquer : le premier concerne la « validité scientifique », grand Totem des temps modernes, de l’étude du Pr Raoult, et le second est relatif à la soi-disant « toxicité » de l’hydroxychloroquine, l’un des deux médicaments préconisés dans le traitement du Pr Raoult.

Sur la foi de ces deux arguments dont nous allons étudier la validité d’un point de vue épistémologique, une armée de « zombies » décérébrés, infectés du psychovirus de la propagande « perverse narcissique » gouvernementale, s’est ruée sur le Pr Raoult pour le faire passer pour un imposteur. Symptôme indubitable d’inversion des valeurs (d’où l’argument d’autorité énoncé ci-dessus) qui, avec la disqualification et la confusion généralisée (l’imbroglio), sont les principaux indicateurs du déroulement d’un mouvement pervers narcissique comme a pu le définir Paul-Claude Racamier dans son livre de 1992, Le génie des origines.

Pourquoi le ministre de la Santé Olivier Véran se trompe et trompe les Français lorsqu’il dit être allé au bout de ce qu’il était capable de faire en l’état actuel des données scientifiques et de la science [exacte] (cf. vidéo sur sa page FB) ?

La réponse à cette question est extrêmement simple et tout l’art des joueurs de bonneteau de ce gouvernement consiste justement à rendre compliqué ce qui est simple et à simplifier ce qui est excessivement compliqué (inversion des valeurs oblige).

Ainsi, Jean-Dominique Michel nous apporte une réponse simple et claire : Olivier Véran se fourvoie et fourvoie les Français parce que toute cette affaire ne repose pas sur l’état actuel des données scientifiques et de la science, mais plus simplement parce qu’elle repose sur l’état actuel des données médicales. Et c’est bien là toute la subtilité de l’affaire, car au cas où vous l’ignoreriez, la médecine n’est pas une science. Du moins et plus précisément, la médecine n’est pas une science exacte au sens où l’entend le ministre de la Santé et tous ses affidés se référant aux protocoles expérimentaux des sciences exactes pour invalider les travaux du Pr Raoult qui eux émanent d’une science du vivant. Et toute la stratégie gouvernementale consiste à jouer sur cette confusion science exacte / science du vivant tout en laissant croire au public, par couardise et/ou incompétence, que la médecine est une science exacte. C’est ici que nous avons besoin d’avoir recours à l’épistémologie. (En aparté, il est intéressant de noter qu’il en est quasiment toujours ainsi lorsque quelqu’un entreprend de critiquer une science en méconnaissant l’épistémologie de la science ou des théories qu’il soumet à son analyse critique, cf. le concept de dissonance interthéorique développé dans mon essai : Sciences humaines et pensée critique qui est un biais cognitif initialement dénoncé par Ken Wilber, le philosophie des sciences le plus traduit au monde et quasi inconnu en France).

L’épistémologie repose sur deux grands principes : le premier opère une distinction entre la connaissance commune (ou vulgaire) et la connaissance scientifique, le second édicte que l’épistémologie est indissociable de l’histoire des idées. Ces deux grands principes sont, pour Hervé Barreau (2013, L’épistémologie, 8e éd.), le seul antidote contre le psychologisme et l’irrationalité.

En outre, l’épistémologie pose de nombreuses questions et interroge le statut, la méthode et la valeur des connaissances acquises dans une discipline ou une science donnée en discriminant les sciences formelles (mathématiques, logique mathématique), les sciences exactes (physique, chimie, sciences de l’ingénieur), les sciences du vivant et les sciences humaines et sociales. (La médecine en tant que science du vivant que l’on peut qualifier d’intégrative ne devrait négliger aucune de ses formes de savoir, ce qui relève de l’art plus que de la science).

Le statut de la médecine :

La médecine est la « science [du vivant] qui a pour objet l’étude, le traitement et la prévention des maladies ». C’est aussi un « art de mettre, de maintenir ou de rétablir un être vivant dans les meilleures conditions de santé » (source dictionnaire CNRTL). La médecine n’est donc pas qu’une science [du vivant], elle est également un art et c’est bien ce qui fait d’elle une science du vivant à part qui ne peut se prendre pour une science exacte. Or, c’est cet art qui est sacrifié sur l’autel de l’exigence des sciences exactes sous lequel ses représentants, les moins doués dans l’art d’exercer la médecine, souhaiteraient enfermer la science médicale. Mais ce « désir » ne cache en fait que l’incompétence de certains dans l’art d’exercer la médecine.

Cet « art » relève également de la capacité du médecin à faire usage d’une pensée saine en développant une vision transdisciplinaire. Cette synergie pluridisciplinaire va créer le bouillon de culture d’où vont éclore les meilleurs médecins, car un bon médecin se doit de puiser dans toutes les ressources mises à sa disposition pour soulager la souffrance de ses patients dans les plus brefs délais. Et c’est exactement dans ce but-là qu’ont été créés les IHU.

La méthode médicale :

Elle sera très simple à expliquer puisqu’elle est aussi définie par le dictionnaire déjà cité. La méthode de la médecine est depuis des millénaires celle de l’empirisme. Or l’empirisme est la « pratique de la médecine (dont l’origine remonte à l’Antiquité) qui se fonde uniquement sur l’expérience, l’observation, le hasard [la sérendipité, pour employer un terme à la mode], rejetant ainsi tout recours à la théorie ou au raisonnement ». Le but de cette méthode est d’apporter aux malades le meilleur soin possible… dans les meilleurs délais possible (je me répète, car telle est l’exigence de la médecine). En d’autres termes, dès que l’on dispose d’un diagnostic, on traite avec le meilleur traitement disponible, quitte à perfectionner ce traitement par la suite, voire à en changer si un autre se révèle être plus efficace à l’usage.

La valeur de la connaissance médicale :

Cette valeur concerne la question de la validité des connaissances médicales et renvoie à l’éthique de la médecine formulée par le serment d’Hippocrate. La validité des connaissances médicales acquises par le Pr Raoult et son équipe a déjà été évoquée en empruntant la métaphore des joueurs de football. Quant à l’éthique, elle nous est donnée par le serment d’Hippocrate et la déclaration de Genève que je vous invite à lire attentivement, car à la lecture de ses déclarations, vous comprendrez immédiatement en quoi le gouvernement et ses complices peuvent être qualifiés de criminels et de « meurtriels ». (Le meurtriel est un concept de Jean-Pierre Caillot trop complexe pour être explicité ici, mais en total rapport avec la perversion narcissique).

D’un point de vue strictement médical (science du vivant ET art), le seul sous lequel nous devrions analyser toute cette affaire à l’instant où j’écris cet article, l’éthique du médecin est définie par le serment d’Hippocrate que je communique pour rappel tant il est à lui seul explicite :

« Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs. Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité. Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque. »

« Que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque… » puisse ce souhait être exaucé à l’encontre de tous ceux qui, jouant indûment sur la confusion science exacte / science du vivant (médecine), ont manqué au serment d’Hippocrate auquel ils ont prêté allégeance.

Ceux qui n’aurait pas encore compris ce que cela signifie peuvent lire La déclaration de Genève qui est encore plus explicite :

« La déclaration de Genève également intitulée Serment du médecin figure en annexe du code de déontologie médicale. Cette déclaration a été adoptée par l’assemblée générale de l’Association médicale mondiale en 1948, elle a fait l’objet de plusieurs révisions, la dernière date d’octobre 2017 :
EN QUALITÉ DE MEMBRE DE LA PROFESSION MÉDICALE
JE PRENDS L’ENGAGEMENT SOLENNEL de consacrer ma vie au service de l’humanité ;
JE CONSIDÉRERAI la santé et le bien-être de mon patient comme ma priorité ;
JE RESPECTERAI l’autonomie et la dignité de mon patient ;
JE VEILLERAI au respect absolu de la vie humaine ;
JE NE PERMETTRAI PAS que des considérations d’âge, de maladie ou d’infirmité, de croyance, d’origine ethnique, de genre, de nationalité, d’affiliation politique, de race, d’orientation sexuelle, de statut social ou tout autre facteur s’interposent entre mon devoir et mon patient ;
JE RESPECTERAI les secrets qui me seront confiés, même après la mort de mon patient ;
J’EXERCERAI ma profession avec conscience et dignité, dans le respect des bonnes pratiques médicales ;
JE PERPÉTUERAI l’honneur et les nobles traditions de la profession médicale ;
JE TÉMOIGNERAI à mes professeurs, à mes collègues et à mes étudiants le respect et la reconnaissance qui leur sont dus ;
JE PARTAGERAI mes connaissances médicales au bénéfice du patient et pour les progrès des soins de santé ;
JE VEILLERAI à ma propre santé, à mon bien-être et au maintien de ma formation afin de prodiguer des soins irréprochables ;
JE N’UTILISERAI PAS mes connaissances médicales pour enfreindre les droits humains et les libertés civiques, même sous la contrainte ;
JE FAIS CES PROMESSES sur mon honneur, solennellement, librement. »

Voilà donc en ce qui concerne l’éthique du médecin que respectent à la lettre le Pr Raoult et son équipe avec les nombreuses initiatives qu’ils prennent pour lutter contre cette pandémie. Or, c’est justement cette éthique que bafouent le gouvernement et ses acolytes. Voilà qui explique également pourquoi l’IHU de Marseille dirigé par le Pr Raoult a décidé de s’en tenir au b.a.-ba de la démarche médicale qui est de : diagnostiquer et soigner. Diagnostiquer à l’aide de tests dans les plus brefs délais (et non pas lorsque les patients sont à l’article de la mort comme le préconisent les recommandations gouvernementales), traiter avec les moyens immédiatement disponibles en l’état actuel des données médicales (sciences du vivant), et non pas scientifiques (sciences exactes) dont les médecins disposent.

Quid de la perversion narcissique dans tout cela ?

Bien qu’ayant précisé qu’elle se reconnaît aux symptômes suivant : inversion des valeurs, confusion et tentatives d’enfumage (manœuvres dilatoires dénoncées par Eric Verhaeghe) et surtout disqualification et imposition de dilemmes prétendument insoluble (dangerosité « fantoche » du Plaquenil, médicament contenant de l’hydroxychloroquine, dont les effets secondaires sont connus et parfaitement maîtrisés), la perversion narcissique est surtout caractérisée par le fait, malheureusement peu connu, qu’elle est une défense de survie (psychique). Or, c’est très exactement ce qui se joue également dans toute cette affaire comme l’a très pertinemment fait remarquer Jean-Dominique Michel dans son article cité supra intitulé « Covid et mensonge d’État en France » : « Disqualifier à tout prix Marseille et l’hydroxychloroquine est devenu une sorte d’urgence vitale pour les autorités. Ainsi qu’une singulière politique de la terre brûlée. Toute confirmation de l’efficacité précoce du médicament viendrait en effet mettre en lumière dans toute son implacable crudité la responsabilité directe du ministère dans le fiasco sanitaire et les morts dénombrés. »

Mais surtout, la perversion narcissique se caractérise par la lutte pour le contrôle envers et contre tout bon sens et attitudes pragmatiques. Il n’est donc pas étonnant de voir ce psychovirus se déchainer à l’encontre du Pr Raoult qui, lui, fait preuve d’un bon sens et d’un pragmatisme à toute épreuve avec les initiatives qu’il prend dans cette « guerre » contre le coronavirus. Rappelons à ce sujet que les préconisations de l’OMS (l’Organisation mondiale de la santé) sont de pratiquer des tests de dépistage à grande échelle comme l’ont fait certains pays asiatiques qui comptent le moins de victimes de cette pandémie ainsi que l’Allemagne est en train de le faire actuellement avec également un faible taux de mortalité (cf. suivre l’évolution du coronavirus de par le monde).

Un bon sens et un pragmatisme que rejoignent de plus en plus de personnalités, leaders dans leur domaine, telles qu’Alain Bauer, criminologue, expert en gestion de crise : « Je crois que le Pr Raoult a réglé la question [du coronavirus] » ; Jean-Michel Claverie, ancien directeur de recherche au CNRS, mondialement connu pour ses travaux sur les virus géants qui à propos de la démarche « pas très scientifique [du Pr Raoult] » déclare : « Depuis quand la médecine, c’est scientifique ? J’ai enseigné à mes étudiants le concept d’“evidence-based medicineˮ (la médecine basée sur les preuves). Mais j’ai été étonné de découvrir à quel point ce paradigme était récent ! Il date des années 1970 : peut-être 90% des traitements n’ont pas été élaborés de cette manière et on ne connaît pas le mode d’action cellulaire précis de la plupart des médicaments » ; ou encore Christian Perronne, chef de service infectiologie à l’hôpital de Garches, qui s’exprime sur l’avis du haut conseil de la santé publique : « … je suis très choqué en tant que citoyen, médecin. Je le dis, à un moment donné, y’a des limites ».

En outre, nous commençons désormais à avoir des témoignages de personnes qui, ayant été prises en charge avec le traitement préconisé par le Pr Raoult, disent se sentir beaucoup mieux après 5 à 6 jours de traitement.

Autrement dit, toute cette affaire sent le sapin pour ce gouvernement de « branquignols » qui, si l’on a bien suivi l’actualité et écouté l’intervention impromptue au journal télévisé de 20 heures du président de la République en date du mercredi 25 mars, commence à sortir les parachutes en promettant monts et merveilles au personnel soignant.

Espérons qu’après cette crise, l’ensemble du corps soignant, qui je l’espère aura le soutien d’une grande majorité de Français, aura le cran et le courage d’exiger que toute la lumière soit faite sur cette affaire en faisant bloc derrière ceux qui ont déjà lancé des procédures judiciaires et pénales à l’encontre de l’équipe de Pieds nickelés qui nous dirigent. Espérons également, comme l’a déclaré le Pr. Didier Raoult dans sa dernière interview en date du vendredi 27 mars publiée sur le site gomet.net, qu’« il y aura une enquête parlementaire après tout ça, et elle sera sanglante, autant que l’affaire du sang contaminé ».

Je conclurais cet article en précisant que la guerre contre le coronavirus en cache, non pas une autre, mais d’autres : guerre politique, économique, scientifique, éthique, etc. qui devrait, pour chacune d’elle, soulever un débat de fond et une profonde remise en question.

Au final, toute cette affaire est illustrative de deux choses : l’une est un cruel manque de pensée critique y compris même chez nos plus éminents spécialistes qui s’expriment ici par l’absence d’une évaluation rationnelle de la balance bénéfice/risque (cf. la courte vidéo d’Alain Bauer). La pensée critique est seule à même de nous permettre de discriminer les meilleures sources d’informations en vue de prendre la décision la plus adaptée à la situation conflictuelle du moment. C’est-à-dire qu’en tant que sélectionneur de l’équipe de France de football en vue de préparer la prochaine coupe du monde, il ne faut pas retenir les joueurs remplaçant de l’équipe du village local. L’autre est notre grande ignorance de l’état de corruption généralisée dans lequel baignent les sciences sur lesquelles se base notre gouvernement pour prendre ses décisions (cf. les articles sourcés et documentés de Jean-Dominique Michel cité supra).

Précision ultime : certes, comme tout un chacun, je peux me fourvoyer dans mon analyse de la situation, mais les faits sont têtus et même s’il faudra probablement attendre bien longtemps avant que toute la lumière soit faite sur cette affaire (plaintes au pénal et enquête parlementaire), le prisme de lecture que l’étude de la criminalité en col blanc nous offre, et plus particulièrement la théorie de la perversion narcissique, ne trompent guère (cf. « Macron psychopathe ? »). En outre, nous pouvons suivre au jour le jour et en toute transparence l’avancée des recherches du Pr Raoult et de son équipe en consultant son site Internet, alors qu’il nous faudra attendre trois mois ou plus pour connaître les résultats du programme de recherche européen Discovery qui n’associent pas l’hydroxychloroquine avec l’azithromycine pour soigner précocement la maladie.

Philippe Vergnes

P. S. :
Je n’ai pas fait mention dans cet article de toutes les sources que j’ai utilisées pour me forger une opinion sur cette affaire et par souci de temps et de place, je n’ai sélectionné ici que les informations émanant de joueurs professionnels, champions dans leur catégories respectives. Par exemple, je n’ai pas fait état de l’une des critiques les plus étayées et argumentées qu’il m’ait été donné d’écouter à l’encontre de l’étude du Pr Raoult qui est la vidéo YT réalisée par Sanglier Jaune interviewant Alexander Samuel, docteur en biologie. Car c’est bien là tout le cœur du problème. Alexander Samuel n’est pas médecin. Il n’a pas prêté serment et ne s’est pas engagé à respecter les promesses énoncées par la déclaration de Genève. Autrement dit, en poursuivant la métaphore des joueurs de foot se préparant à disputer une coupe du monde avec l’exigence de la remporter, Alexander Samuel, lui, n’est qu’un joueur de rugby qui chercherait à nous faire croire qu’il serait en mesure de remporter cette coupe du monde de foot. Cependant, aussi bon soit-il dans sa spécialité, il ne joue pas du tout au même sport que le Pr Raoult et entretient la confusion existante entre science exacte et science du vivant et comme la majorité de ses confrères, il n’en a manifestement pas conscience (cf. Sciences humaines et pensée critique).

13 commentaires

  1. Merci d’être là pour une telle analyse si bien étayée et documentée. C’est capital pour nous permettre d’ y voir clair dans cette situation calamiteuse à tous points de vue, comprendre ce qui est en jeu et la nécessité de la bataille future à engager. Les médias « de grands chemins » informent très mal puisqu’ils sont au service de la mauvaise cause. Je ne suis qu’une petite institutrice retraitée mais j’ai conservé un bon sens de base qui me permet de ne pas perdre le nord et de conserver le vrai sens de la logique et de l’éthique. Quand quelqu’un se noie on ne se demande pas pendant de longs instants avant de la lui jeter si la bouée est homologuée par Bruxelles !

  2. Je viens de vous découvrir et vous lire. Je suis littéralement scotchée. En effet je connais bien Graves depuis presque 20 ans (grâce à la société de mémétique et Pascal Jouxtel…). Je connais parfaitement la mécanique de la perversion narcissique pour avoir été manipulée et j’ai pu m’en sortir grâce à la lecture de tout ce qui existait en français et en anglais il y a 15 ans. Je peux vous dire que ce que vous écrivez est lumineux. C’est ce que je n’osais pas m’avouer alors que je suis en plein malaise (le système de la perversion narcissique a cela de terrible qu’il vous enjôle, vous entraîne dans une système de bavardage confus, bourré d’injonctions paradoxales, qui sidère et rend fou). J’ai eu la chance aussi de faire il y a une quinzaine d’années un travail très approfondi en histoire et épistémologie des sciences qui a forgé ma rigueur de pensée. Je suis également membre de CancerRose (https://cancer-rose.fr/) et depuis des années, en tant que scientifique , nous décryptons la mécanique de santé publique du dépistage de cancer du sein et sa littérature scientifique, ses études épidémiologiques. En tant que professionnelle, je suis toxicologue évaluateur de risque, je suis sidérée par le manque de pragmatisme de cette politique sanitaire contre la pandémie de Covid 19 qui se déploie sous mes yeux. Vous éclairez ma journée, car je commençais à perdre pied (intellectuellement parlant). Oui, la politique de santé est un terreau de perversion narcissique extrêmement dangereux (comme ce qui s’est passé au début du XXe siècle à la découverte de la génétique, avec les lois de stérilisations forcées. nous connaissons la suite). Nous devons nous réveiller très vite et dénoncer l’imposture et passer outre la sidération dans laquelle nous sommes englués. Encore merci.

    • Bonjour,
      … et merci à vous pour ce retour et votre témoignage.
      Vous dites : « Oui, la politique de santé est un terreau de perversion narcissique extrêmement dangereux (comme ce qui s’est passé au début du XXe siècle a la découverte de la génétique, avec les lois de stérilisations forcées). »
      C’est exactement le sujet de la suite que je compte donner à cet article… en espérant être aussi inspiré que ce que je l’ai été pour rédiger celui-ci qui a été assez rapide à écrire (d’ordinaire, je passe beaucoup plus de temps sur mes autres articles que je n’en ai passé sur celui-ci, tant les choses me semblent évidentes).
      Bonne journée… et surtout bon courage pour la suite. Je pense qu’il va falloir que les gens de bon sens fassent valoir leur opinion au-delà des inepties que l’on peut entendre de la par de nos politiques sur les plateaux télés et chez certains « experts » qui trahissent leur promesse et leur engagement.

      • Bonjour,

        Je découvre avec intérêt votre site et y trouve des sources d’inspiration dans ce que je vis actuellement à titre personnel. Néanmoins, je me pose une question dans les développements de cet article qui lie la gestion du gouvernement français de la crise et la perversion narcissique. L’image du noyé qu’il faut de toute évidence secourir avec les moyens du bord, que la bouée soit ou non homologuée, est claire. Personne dans ce cadre n’a empêché le Pr Raoult de faire son travail conformément à ses connaissances et ses engagements moraux… et ses patients semblent satisfaits.

        Il me semble que les autres médecins jouissaient de la même liberté, avec cependant, il faut bien l’admettre, des directives qui étaient ‘frileuses’ par rapport aux préconisations du Pr Raoult.

        Ce qui me semble malsain, c’est la surmédiatisation de cette histoire. Il serait intéressant de savoir qui en tire profit. Cela étant dit, homologuer les bouées est essentiel à long terme et cela sauve aussi des vies. Cela sauve des vie quand techniquement la bouée est mieux conçue. Cela sauve des vies quand le recul permet d’identifier hors du contexte de panique quelles sont les priorités. Cela sauve des vies lorsque ce même recul permet d’écarter des opérateurs peu scrupuleux, je veux parler des charlatans, si on rapporte l’image de la bouée aux médicaments.

        Je pense dans ce contexte que le milieu médical devrait continuer ses timides progrès vers plus d’inclusivité des techniques alternatives tout en les encadrant. J’ai été choqué cette semaine en voyant un reportage sur les freins mis en travers de la route des traitements de la malaria avec l’artemisia annua parce qu’elle entrait en compétition avec ses isolats synthétiques… je veux dire en soulevant ceci que je suis conscient des risques de l’angélisme… et de l’ampleur des enjeux économiques.

        Ma compréhension du rôle de l’état est de gérer à court, moyen et long terme.

        La gestion de la situation a-t-elle été optimale au moment le plus fort de la crise ? Peut-être pas. Il fallait naviguer à vue avec beaucoup d’inconnues. Les autorités françaises ont fait du mieux qu’elles pouvaient avec les moyens qu’elles avaient. Pourquoi partir de l’a priori inverse ?

        En tant que Belge, j’ai tendance à y voire une manie bien française de vouloir couper la tête à ses rois. 🙂

        En revanche, il leur faudra certainement assumer, comme pour beaucoup d’autres pays d’Europe, l’imprévoyance dans la gestion des stocks de masques et des moyens de tests. On ne peut s’empêcher d’avoir une pensée émue pour ceux qui ont été accusés de mauvaise gestion quand ils ont constitués des stocks de masques et de vaccins dans un passé récent dans le contexte de pandémies de grippe.

        Mais pour revenir à la question de départ qui était la découverte d’un remède, sur le moyen terme et le long terme, quoi d’autre qu’une évaluation avec un large échantillon de patients permet-il d’éviter les risques cités plus hauts ? (opérateurs peu scrupuleux). Je mets cette question, et je n’en ai pas la réponse, sur un plan plus large du problème du principe de précaution. Il me semble que ce principe est paralysant et mortifère, mais quelle alternative ont nos dirigeants.

        Que faire quand aller trop ou pas assez vite peut être également sanctionné ?

        Un choix… en prenant le risque que ce ne soit pas le bon…

        Qu’en pensez-vous ?

  3. La première pensée que j’ai eu en lisant un article concernant D Raoult a été : « ce type a tout d’un pervers narcissique ». Tout ce que j’ai pu lire par la suite sur cette personne confirme ma première intuition. (Ambiance toxique à l’IHU, harcèlement, gros problèmes de gouvernance, comptabilité obscure, absence d’empathie (« 3 chinois sont mort », « pas plus de mort en Italie par le covid qu’en accident de trottinette ») comparaison à des grands principes (Hippocrate), accusation de l’autre de ses propres défauts (exemple : corruption aux lobbies : IHU est financé par Sanofi qui vend le plaquenil…), mise en danger d’autrui (ses travailleurs : problème grave de protocole de protection dans ses labos) et la population (en faisant croire que c’est une grippette), insulte à ses confrères, aux journalistes, aux politiciens (qui ne comprennent pas plus de « 200 mots »…).

    Bref, je suis de plus en plus persuadé que dans cette histoire, le gros « PN », c’est Raoult. Un si habile manipulateur que même les experts en la matière, comme sur ce site, se laissent prendre à son jeu et le victimise face aux méchants politiciens (qui eux aussi, cachent un bon nombre de PN, sur ce point, je suis d’accord).

    Voir toute l’encre que ce docteur fais couler ne fait que me conformer dans mon opinion.

    • Si tel était le cas (ce qui est une possibilité que je n’ai pas exclu en préférant me concentrer sur les idées plutôt que sur les personnages), D. Raoult est en de très bonnes mains… il est marié depuis près de 40 ans à une psychiatre-psychanalyste.

      • Que Psychiatre-psychanalyse soit gage que R ne soit pas un PN me laisse perplexe…
        C’est dans les milieux du DP, des spys et psychiatres que j’ai rencontré le plus de PN…
        Un PN peut en cacher un autre, d’ailleurs ils savent très bien s’associer ou se mettre en opposition pour se défendre.
        Ce qui est sûr c’est que R est du pain béni pour le gouvernement : les français sont polarisés et donc occupés (ils ne voient pas les mensonges et les inconséquences du gouvernement).
        En général, ceux qui repèrent les PN sont soit ceux qui en ont soupé soit ceux qui en ont été les victimes. Pour Macron, c’est facile (et cela se voyait avant). Pour R j’aurais tendance à interroger d’autres médecins… De mon point de vue, il commence à devenir difficile de faire carrière et reconnu aujourd’hui si vous n’êtes pas PN. C’est de mon point de vu la dégénérescence de nos sociétés….
        Qui pour une grande part accorde beaucoup trop d’importance au verbal plutôt qu’à l’écrit (ex : dire tout et son contraire à l’écrit est un peu visible…) (c’est un élément, il y en a d’autres).
        Merci pour vos publications.

      • Aucun gage de quoi que ce soit… juste que partir à la chasse au pervers dans ce genre de situations très différentes d’une relation de couple ne m’apparaît pas utile. (Ce que j’ai signalé dans mon article, c’est qu’un « mouvement pervers narcissique » s’était organisé à l’encontre du Pr Raoult et de sa solution à cette crise). L’ordre des nécessités n’est pas le même lorsque l’on est en couple avec une personnalité perverse que lorsque une idéologie perverse sévit sur toute une population. Ce qui est utile en la circonstance, c’est justement d’analyser les idéologies en concurrence. Et pour le coup, le Pr Raoult a un net avantage sur ses opposant : il applique à la lettre la méthode qu’il enseigne dans son université depuis des décennies en cas de maladie infectieuse. A savoir : diagnostiquer et traiter. Or, il s’avère qu’un large consensus se dégage en faveur de cette méthode puisque, rappelons-le, la Corée du Sud, le seul pays qui applique correctement cette solution à le taux de mortalité le plus faible au monde (et de très loin).
        Ce qui est du pain bénis pour le gouvernement, ce n’est pas Raoult qui pour le coup est un véritable caillou dans la chaussure de nos dirigeants avides de toujours plus de pouvoir (les attaques dont il fait l’objet depuis qu’il a ouvert sa « grande gueule » en témoignent), c’est l’apparition de ce coronavirus.
        Quant à la dégénérescence de nos sociétés, c’est effectivement bien le cas. Notre mode de fonctionnement hyper concurrentiel a généré (ou a attiré à lui) des individus qui pour réussir n’hésitent pas à écraser leurs semblables et D. Raoult semble exceller dans ce domaine.
        Il n’empêche que dans le cadre des maladies infectieuses et de cette pandémie, sa méthode est la bonne et ne pas l’avoir reconnu suffisamment tôt aura coûté des milliers de morts.

  4. Je n’ai lu nulle part qu’en Allemagne le plaquénil ou la chloroquine sont utilisés à grande échelle et qu’ils font partie du protocole de base. Dit autrement, on peut avoir des pervers narcissique de part et d’autre. Ou un médecin égocentrique prêt à tout pour attirer l’attention sur lui et un gouvernement avec beaucoup de branquignols… L’écho favorable de Raoult s’explique aussi par la peur des gens, ils savent que les hôpitaux sont saturés, qu’il n’y a pas de vaccin, etc.

    • Absolument… (sur la relation pervers/pervers). C’est ce que j’expliquais déjà dans une publication qui commence à dater (2008). Bien évidemment que la peur et le moteur principal de toute cette affaire et que face à elle, mieux vaut un placebo que rien du tout. C’est bien pourquoi la solution Raoult, même si elle n’était qu’un placebo, serait préférable à rien du tout. C’est ce que j’espère pouvoir arriver à expliquer pour mon prochain article.

  5. Votre remarquable aticle était passé entre les mailles de mon filet.
    Mais en ce jour, 29 aout 2020, il est toujours parfaitement d’actualité, à l’heure ou sort une nième étude bidon qui pretend « enterrer définitivement l’HCQ et Raoult avec », et où l’on apprend que les ayatollahs de l’Evidence Based Medicine n’ont pas toujours tenu les mêmes discours, et font aujourd’hui preuve d’une étonnamment courte mémoire.

    2 articles pour illustrer mon propos :
    http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes-societe-sante/monsieur-le-president-reagissons-pour-les-patients-covid-19-arretons

    « En 2015 lors de la crise d’EBOLA Yazdan Yazdanpanah, Jean-Francois Delfraissy, Yves Levy, Peter Horby écrivaient dans The Lancet qu’en cas d’urgence humanitaire

    « les essais cliniques randomisés (ECR) sont une mauvaise solution ». »

    et celui-ci, du Monde en 2018, ou les mêmes prétendaient, pour pouvoir déja imposer le Remdesivir de Gilead, que « l’urgence de la situation » permettait absolument de « proposer des médicaments (et vaccins) expérimentaux, même non homologués. »

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/06/08/face-a-l-epidemie-d-ebola-la-question-des-traitements-experimentaux_5311747_3212.html

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